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Succès de l’intégration à Malines

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Succès de l’intégration à Malines

Succès de l’intégration à Malines
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La ville de Malines est souvent citée en exemple en matière de politique d'intégration. La cité flamande située à une quarantaine de kilomètres au nord de Bruxelles compte 90 000 habitants mais surtout 130 nationalités différentes. Le bourgmestre, autrement dit le maire de la ville, a reçu en 2016 le prix du meilleur édile au monde pour sa politique d'accueil et d'intégration des réfugiés. Pour y parvenir Bart Somers a impliqué les migrants et les habitants dans son projet axé sur davantage de rencontre entre les habitants et les demandeurs d’asile. "Pour moi lutter contre la ségrégation est très important pour créer une communauté de citoyens de Malines", précise l’élu libéral.

Dans une ville qui compte 20 000 musulmans l'extrême droite a été battue à travers une politique de sécurité et une réhabilitation des quartiers défavorisés.

Le maire de Malines Bart Somers

"Si votre ville connaît trop de criminalité, si les rues sont sales, les gens vont critiquer deux groupes: les politiciens démocratiques et alors les électeurs chercheront des alternatives aux extrêmes. Deuxièmement ils stigmatiseront les migrants", autrement dit les nouveaux arrivants explique Bart Somers.

Il y a 20 ans, Malines était considérée comme l'une des villes les plus sordides de Belgique à cause du chômage, de la criminalité et de la pauvreté. Mais aujourd'hui c'est un centre dynamique.

Le secrétaire général du CCRE Frédéric Vallier

Derrière ce succès se cache toutefois la question de la solidarité européenne. Si les politiques d'accueil sont décidées au niveau national, la réalité de l'intégration se situe à l'échelle locale. Selon Conseil des Communes et Régions d'Europe il faut créer les conditions de cette entraide en Europe. Son secrétaire général, Frédéric Vallier, demande "un budget dédié aux autorités locales qui veulent accueillir les réfugiés".

Alors que les gouvernements européens se rejettent la balle en matière d'accueil des demandeurs d'asile, les solutions à court terme apparaissent comme le résultat de la bonne volonté des administrations au plus proche du terrain.