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Algarve : septième jour de flammes

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Algarve : septième jour de flammes

Algarve : septième jour de flammes
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REUTERS/Pedro Nunes
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Voilà sept jours que l'incendie fait rage en Algarve. Les pompiers portugais peinent à maîtriser les flammes et deux fronts sont toujours actifs aux abords de la ville de Monchique, dans le sud du pays, région très prisée par les touristes.

Une dizaine d'autres villages ont dû être évacués dans la nuit de mercredi à jeudi, soit une centaine de civils. Le feu s'est répandu jusqu'aux environs de Silves, à plusieurs kilomètres de Monchique.

Plus de 1400 pompiers et militaires combattent le feu attisé par de violentes rafales de vent. Une douzaine de bombardiers d'eau et d'hélicoptères sont également mobilisés alors qu'une dizaine de villages ont dû être évacués dans le sud. Selon les médias locaux, on compte 36 blessés dont 19 pompiers, une personne serait dans un état grave.

"Il ne faut pas avoir l'illusion que cet incendie va s'éteindre dans les prochaines heures", a déclaré le Premier ministre ce mercredi lors d'une conférence de presse au siège de la Protection civile à Lisbonne. L'opération, a-t-il dit, "va se prolonger dans les prochains jours".

Depuis qu'il a éclaté vendredi dernier, l'incendie a fait 36 blessés dont un grave et des centaines d'habitants et de vacanciers ont été évacués des alentours de Monchique, un bourg de 6 000 habitants à 164 kilomètres au sud de Lisbonne. La région a déjà été durement touchée par les incendies. En 2003 un feu de forêt avait ravagé 41 000 hectares, tandis qu'en 2016, plus de 3 700 hectares étaient partis en fumée en dix jours.

"Désorganisation" des secours pointée du doigt

Le feu, qui a déjà consumé plus de 21.000 hectares selon le Système européen d'information sur les incendies de forêt (EFFIS), était visible depuis la station spatiale internationale (ISS), comme le montrait une photo tweetée par l'astronaute allemand Alexander Gerst.

Le gouvernement avait pourtant déployé un dispositif important cette année dans tout le pays pour éviter la répétition des incendies dramatiques de 2017, qui ont fait 114 morts.

Des associations de pompiers ont dénoncé la "désorganisation" des secours, composées d'unité de l'armée, de pompiers venus des villes comme de pompiers forestiers aguerris. Les critiques portent également sur les plantations d'eucalyptus, une espèce très inflammable utilisée par l'industrie du papier et considérée comme un facteur majeur favorisant les feux de forêt.

Au Portugal, "il n'y a pas de gestion préventive du territoire" qui prenne en compte le risque des incendies, a expliqué à l'AFP Gil Martins, responsable du département protection civile de l'Institut supérieur de l'Education et des sciences.