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Grèce : les deux soldats détenus en Turquie de retour au pays

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Grèce : les deux soldats détenus en Turquie de retour au pays

Grèce : les deux soldats détenus en Turquie de retour au pays
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REUTERS/Alexandros Avramidis
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Après plus de cinq mois de détention en Turquie, deux soldats grecs sont de retour au pays.

En mars dernier, les autorités turques avaient arrêté les deux militaires près de la frontière gréco-turque, les accusant d'avoir pénétré au sein d'une "zone interdite". Les deux jeunes Grecs avaient alors plaidé la simple erreur de parcours en expliquant s'être perdus en raison "du brouillard lors d'une patrouille frontalière".

La justice turque a finalement décidé de lever leur maintien en détention ce mardi. Les deux militaires libérés ont atterri dans la nuit de mardi à mercredi à l'aéroport de Thessalonique, ville du nord de la Grèce.

"Au nom du Premier ministre, du gouvernement mais aussi du peuple grec, je les accueille aujourd'hui et j'espère que leur libération marquera un nouveau chapitre pour les relations gréco-turques. Nous pouvons vivre ensemble dans l'intérêt de nos deux peuples et en respectant le droit international", a déclaré Panos Kammenos, ministre grec de la Défense.

Cette libération marque un signe d'apaisement alors que les relations sont particulièrement tendues entre les deux pays depuis deux ans. En juillet 2016, Athènes avait refusé d'extrader huit officiers turcs ayant fui vers la Grèce après le coup d'Etat avorté en Turquie.

"La Turquie n'a rien à craindre de ses voisins européens"

A l'annonce de la décision du tribunal turc mardi, le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est félicité de la libération des deux soldats, "un acte de justice", qui "va contribuer au renforcement de l'amitié, du bon voisinage et de la stabilité dans la région".

Athènes avait à plusieurs reprises protesté auprès d'Ankara contre leur détention. La question avait été abordée avec le président turc Recep Tayyip Erdogan par les présidents de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et du Conseil européen Donald Tusk au cours d'un sommet récent en Bulgarie.

Dans un tweet publié mardi soir, Jean-Claude Juncker s'est dit "ravi" de cette libération.

"La Turquie n'a rien à craindre de ses voisins européens. L'Union européenne va poursuivre sa relation stratégique avec la Turquie" tout en espérant voir "un Etat démocratique, stable et prospère", a-t-il écrit, à un moment où les relations sont difficiles entre la Turquie et l'Occident.