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Pour Greenpeace, Nicolas Hulot "servait de caution verte"

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Pour Greenpeace, Nicolas Hulot "servait de caution verte"

Nicolas Hulot, ministre démissionnaire de la transition écologique
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Greenpeace, comme d'autres ONG environnementales ce mardi, ne se dit pas surprise par la démission du ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

Interrogé par l'agence Reuters, le directeur de Greenpeace France Jean-François Julliard déplore des mesures très éloignées des ambitions affichées par Emmanuel Macron.

"Ça ne servait à rien qu'il reste. A un moment donné, il servait de caution verte à ce gouvernement, il était instrumentalisé par ce gouvernement, qui le mettait sans cesse en avant en disant 'on compte le plus écolo des ministres de l'écologie qu'a compté ce pays dans l'histoire récente' ", estime le militant.

"Certes, il a obtenu des victoires, comme l'abandon de Notre-Dame-Des-Landes ou le glyphosate, mais c'est largement insuffisant par rapport aux ambitions affichées par ce gouvernement au départ", poursuit Jean-François Julliard, selon qui Emmanuel Macron s’est contenté d’effets d’annonces, sans rendre la France exemplaire.

"Emmanuel Macron a un affichage politique sur ces sujets là, une forte communication. Certes, il a organisé un sommet. Certes, il a été le premier et le seul à s'opposer à Donald Trump quand il a annoncé sa sortie de l'Accord de Paris. Mais quand on regarde les mesures mises en place, le compte n'y est pas".

L'ONG Greenpeace invite le gouvernement français à "changer de vision, rehausser ses objectifs et à ne plus céder aux intérêts corporatistes".

Au moment de démissionner, Nicolas Hulot avait dénoncé la "présence des lobbies dans les cercles du pouvoir". Le premier visé, Thierry Coste, conseiller politique de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), a depuis renvoyé l’ancien militant à son rôle de "lobbyiste" avant son entrée au gouvernement.