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Agression à l'arme blanche à Paris, la piste terroriste écartée pour l'instant

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Agression à l'arme blanche à Paris, la piste terroriste écartée pour l'instant

Agression à l'arme blanche à Paris, la piste terroriste écartée pour l'instant
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REUTERS/Gonzalo Fuentes
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L'agression à l'arme blanche qui a eu lieu la nuit dernière dans le nord de Paris a fait sept blessés. Parmi eux, quatre personnes sont dans un état grave. Selon une source proche de l'enquête, l'assaillant interpellé est "à priori de nationalité afghane", il était armé d'une barre de fer et d'un couteau. Il s'en est d'abord pris à plusieurs personnes au hasard près d'un cinéma le long du canal de l'Ourcq. Des joueurs de pétanques qui se trouvaient là ont tenté de le stopper en lui jetant des boules, le blessant à la tête, mais ça ne l'a pas arrêté.

Un témoin raconte :

"On a vu des gens au sol, du sang, un homme qui courait avec un couteau d''environ 40 cm. Il y avait des femmes blessées."

Les faits se sont déroulés peu avant 23h dans le 19e arrondissement. Blessé, l'agresseur est parti en courant puis s'en ai pris à deux touristes anglais.

Rien ne permet à ce stade de retenir le caractère terroriste de ces agressions.

Le ministre français de l’intérieur a réagi sur Twitter pour saluer "le courage dont on fait preuve nos concitoyens". Par ailleurs, Gérard Collomb a qualifié cette attaque d'agression en indiquant que "l’enquête judiciaire engagée en précisera les circonstances".

Ces agressions rappellent d'autres attaques à l'arme blanche commises ces derniers mois en France, la piste terroriste ayant été écartée dans la plupart des cas.

La dernière, le 23 août à Trappes avait été revendiquée par le groupe Etat islamique, mais pour les autorités, il s'agissait de" l'acte d'un déséquilibré" qui a tué sa mère et sa soeur.

Quelques jours auparavant, le 13 août, un jeune demandeur d'asile afghan fortement alcoolisé avait blessé quatre personnes dont une grièvement avec un couteau, dans le centre-ville de Périgueux (sud-ouest). La piste terroriste a été "très rapidement" écartée par les enquêteurs.

Le 20 juin à Tours (centre), un homme qui menaçait des passants avec un couteau sur un pont piétonnier avait été interpellé. La justice avait là encore écarté l'hypothèse terroriste.

Le 17 juin, une femme voilée avait légèrement blessé deux personnes au cutter dans un supermarché près de Toulon (sud), en criant "Allah Akbar", "apparemment le fait isolé d'une personne avec des troubles psychiatriques avérés" selon les enquêteurs.

Le 12 mai, un passant avait été tué et quatre personnes blessées à Paris par un homme armé d'un couteau qui avait crié "Allah Akbar" avant d'être abattu par des policiers, une attaque revendiquée par l'EI.