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Evacuation sous haute tension de la forêt d'Hambach, en Allemagne

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Evacuation sous haute tension de la forêt d'Hambach, en Allemagne

Evacuation sous haute tension de la forêt d'Hambach, en Allemagne
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La tension monte d'un cran dans la forêt d'Hambach, en Allemagne, au lendemain de l'expulsion de militants écologistes par les forces de l'ordre. Les manifestants venus les soutenir restent bloqués à l'orée du bois. Une zone parfois occupée depuis des années, pour protester contre l'extension d'une mine de charbon. Elle est aujourd'hui devenue un symbole de la lutte conte le réchauffement climatique.

"On a voulu entrer et faire une action de désobéissance civile, pour faire cesser la déforestation", relate une manifestante.

Un jeune homme dit avoir reçu des coups de matraque d'un policier, une version démentie par les forces de l'ordre. Au cours de ces opérations, neuf personnes ont été blessées, indiquent les autorités, qui font état d'une trentaine d'arrestations.

Certains militants se sont enchaînés à des cabanes suspendues dans les arbres : une dizaine d'entre elles ont été évacuées, mais une cinquantaine d'autres seraient toujours occupées.

Aujourd'hui, l'Allemagne produit plus d'un tiers de son électricité en brûlant du charbon, dont un quart provient de cette mine d'Hambach. Une combustion à l'origine d'une forte pollution aux particules fines.

"L'Allemagne exporte beaucoup d'électricité" indique une habitante. "Il n'y a plus besoin d'exploiter d'autres mines de charbon. Et pour ce qui est de la forêt d'Hambach, il reste encore assez de charbon pour creuser plus loin. Ils devraient donc nous laisser ces 200 hectares de forêt."

Dans le village voisin, les avis sont plus partagés. Le charbon reste une ressource essentielle, dont dépendent de nombreux emplois. Une femme ayant perdu son mari qui travaillait pour RWE, la société productrice d'électricité, estime qu'il ne faut pas remettre en question ce modèle. "Tant qu'il y aura du charbon en dessous de nous, c'est un or noir qui devra être extrait", explique-t-elle, "pour que tout continue à fonctionner ici".

"21 000 emplois dépendent de l'extraction du charbon en Allemagne", note Hans Von der Brelie, journaliste d'Euronews envoyé sur place. "Mais le pays n'atteindra jamais son objectif de réduction du CO² si l'exploitation se poursuit. La question est de savoir quand la dernière centrale fermera ses portes. Les discussions sont en cours".