Israël a lancé une nouvelle vague de frappes contre des cibles du Hezbollah à Beyrouth, dans le sud de la ville, mais aussi à l'Ouest dans un quartier densément peuplé.
Des explosions ont secoué la banlieue sud de la capitale libanaise, mais aussi un bâtiment d'une quinzaine d'étages situé dans le quartier densément peuplé d'Aicha Bakkar, au cœur de Beyrouth.
Des vidéos diffusées en ligne et par les chaînes d'information locales montrent au moins trois étages de cet immeuble en proie aux flammes. La frappe a eu lieu vers 5h du matin heure locale sans avertissement.
Un premier bilan diffusé par le journal libanais Al Mayadeen parle de 4 personnes tuées, mais sans plus de précision à l'heure où nous écrivons cette page.
Aucune information n'a été immédiatement communiquée concernant la cible visée, mais cette technique de frappe sans avertissement laisse à penser qu'un haut dignitaire, ou un chef de guerre du Hezbollah aurait pu se trouver dans l'un de ces appartements.
La frappe a eu lieu dans une zone de Beyrouth jusque là épargnée par les bombardements.
Dans le même temps, l'armée israélienne a émis ce matin un ordre d'évacuation dans le Sud de la capitale dans deux quartiers comme le montre ce post sur le réseau X. il s'agit des habitants de Haret Hreik et de Burj al-Barajneh. Dans ce communiqué, elle précise que "L’armée israélienne n’a aucune intention de nuire aux popuplations concernées. Quiconque se trouve à proximité d’agents, d’installations ou d’armes du Hezbollah met sa vie et celle de sa famille en danger."
Le sud du Liban continue de se vider
L'armée israélienne a ordonné l'évacuation totale de toutes les localités situées au sud du fleuve Litani, afin de pouvoir lancer des attaques contre le Hezbollah, neutraliser les lanceurs de missiles balistiques ou de roquettes et sécuriser la frontière Nord de l'État hébreu.
Environ 120 000 libanais qui ont fui les combats sont actuellement réparties dans plus de 500 centres d'accueil mis en place par le gouvernement libanais, souvent dans des écoles publiques ou des bâtiments municipaux transformés en urgence.
Selon les autorités, à ce jour, près de 700 000 personnes au Liban se sont inscrites sur la plateforme en ligne du gouvernement dédiée aux personnes déplacées, soit une augmentation de plus de 100 000 personnes en une seule journée selon l'ONU, un rythme dépassant même les précédents conflits.