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Flambée des prix du pétrole et du gaz : "il reste beaucoup à faire", assure le commissaire européen à l'énergie Dan Jørgensen

Dan Jørgensen, Commissaire européen à l'énergie et au logement
Dan Jørgensen, Commissaire européen à l'énergie et au logement Tous droits réservés  Euronews
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Par Maïa de la Baume & Anna Weglarczyk
Publié le
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Le responsable européen estime que l'exécutif peut faire davantage pour réduire les prix, tout en appelant les États membres à réduire immédiatement les taxes sur l'électricité.

Alors que l'UE est sous la pression croissante des États membres pour mettre en place des solutions rapides face à la flambée des prix de l'électricité et du gaz, le commissaire à l'énergie Dan Jørgensen a estimé qu’il restait "encore beaucoup à faire" pour contenir la hausse.

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Dans une interview accordée à l'émission matinale d'Euronews, Dan Jørgensen a appelé les gouvernements européens à réduire les taxes sur l’électricité, qu’il considère comme le moyen le plus rapide de faire baisser les factures des ménages. Selon lui, une telle mesure contribuerait également à améliorer la compétitivité du secteur.

"Nous avons envoyé un signal très clair aux États membres : nous vous recommandons de réduire les taxes sur l'électricité ", a déclaré Dan Jørgensen à Euronews. "Et vous pouvez le faire dès demain, vous n'avez pas besoin d'attendre qu'une autre proposition législative soit présentée. Cela peut être fait à court terme."

Les dirigeants de l'UE se réuniront la semaine prochaine à Bruxelles pour un sommet prévu avant le déclenchement de la guerre et devenu encore plus urgent aujourd'hui.

Selon un document interne consulté par Euronews, les dirigeants demanderont à la Commission de présenter un texte révisé sur le marché du carbone de l'UE, le système d'échange de quotas d'émission, au plus tard en juillet 2026. Dan Jørgensen a déclaré à Euronews que l'exécutif discutait continuellement de la transition énergétique à long terme de l'Union tout en répondant aux besoins immédiats.

Ses déclarations interviennent après une semaine agitée sur les marchés mondiaux de l’énergie. L’Iran poursuit ses frappes contre plusieurs pays du Golfe, fournisseurs stratégiques de pétrole, perturbant le flux de marchandises dans le détroit d'Ormouz. L’intensification du conflit a fait bondir le prix du pétrole à 100 dollars le baril en début de semaine, soit la hausse la plus marquée depuis 2022.

Le président Donald Trump a averti mardi que si l'Iran mettait à exécution son projet de poser des mines dans le détroit, bloquant la circulation des navires, le pays s'exposerait à des conséquences militaires "jamais vues auparavant". L'administration américaine a également évoqué un plan visant à escorter les pétroliers en toute sécurité à travers le détroit d'Ormouz, sans en préciser pour l’instant les modalités.

Une réunion des dirigeants du G7 doit se tenir mercredi en visioconférence pour examiner les répercussions économiques du conflit, en particulier sur les marchés de l’énergie.

L'Agence internationale de l'énergie envisagerait également de libérer entre 300 et 400 millions de barils de réserves stratégiques de pétrole, selon des sources industrielles. Il s'agirait de l'intervention la plus importante pour stabiliser le marché depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, qui a déclenché une crise mondiale de l'énergie en 2022.

Dan Jørgensen, qui a participé à une réunion des ministres de l'Énergie du G7 mardi, a jugé qu’une telle mesure serait utile si elle permettait d’apaiser les tensions sur les marchés.

"Cela aiderait à maintenir les prix à la baisse", a-t-il déclaré à Euronews. "Pour l'instant, en Europe, nous ne sommes pas dans une situation où nous avons des problèmes de sécurité d'approvisionnement, mais bien sûr la question des prix est extrêmement importante pour nos citoyens et nos entreprises".

Le commissaire a également assuré qu’à aucun moment l’UE n’avait envisagé d’assouplir les sanctions visant l’énergie russe, comme le font les États-Unis pour faire baisser les prix et comme la Hongrie a appelé la Commission à le faire dans une lettre controversée cette semaine. "Nous ne voulons absolument pas de l'énergie russe", a-t-il déclaré.

"Pour nous, c'est "plus jamais ça", et nous nous tiendrons à cette position", a assuré Dan Jørgensen.

Regardez l'intégralité de l'interview sur Europe Today, du lundi au vendredi à 8 heures sur Euronews.

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