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Paris : le scandale des micro-logements

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Paris : le scandale des micro-logements

Paris : le scandale des micro-logements
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90 centimètres carrés habitables, à peine plus avec la sous-pente. José loue son logement à un marchand de sommeil parisien depuis 25 ans. S'il l'a ouvert aux caméras, c'est parce que la Fondation Abbé Pierre, qui s'est saisie de son dossier, l'a convaincu de montrer l’inacceptable.

" Tout est rangé, tout est discipliné au centimètre près, de telle façon qu'il n'y a pas un grain de riz qui n'a pas sa place pour pouvoir vivre ", raconte José, un ancien bibliothécaire.

Sur le palier, des toilettes communes qu'il partage avec ses voisins. Montant du loyer : 250€ par mois. La Fondation Abbé Pierre aide les locataires à saisir la justice. La municipalité s'implique elle aussi.

" Trop de locataires ont l'impression qu'ils n'ont droit à rien, témoigne Ian Brossat, adjoint au Logement de la ville de Paris. La réalité c'est qu'on a des droits et le droit de propriété ça n'est pas le droit de louer des appartements insalubres. Donc systématiquement nous nous portons partie civile. "

Le projet de loi Elan sur le logement devrait renforcer les sanctions contre les propriétaires abusifs mais il ne règlera pas le problème du déséquilibre entre l'offre et la demande et des loyers exorbitants. À Paris, 5000 logements insalubres sont recensés chaque année.