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Victoire de la troisième voie au Québec

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Victoire de la troisième voie au Québec
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Les Québécois ont tourné la page. Fini les libéraux, fini le débat sur l'indépendance de la belle province. Après 50 ans de domination politique du Parti libéral fédéraliste et du Parti québécois souverainiste, les électeurs ont choisi de donner la majorité absolue à la Coalition Avenir Québec.

La plate-forme nationaliste emmenée par le multimillionnaire François Legault a obtenu 74 sièges sur les 125 que compte l'Assemblée nationale du Québec. Premier ministre désigné, il souhaite réduire la taille de l'Etat, autrement dit la bureaucratie, et l'immigration, thème qui a dominé la campagne électorale. Le scrutin s'annonçait très serré. L'appel au changement a largement été entendu par les électeurs :

"On vote pas nécessairement pour le meilleur, mais pour le moins pire et le changement."

La CAQ a en effet promis la fermeté sur l'immigration, elle veut réduire le nombre d'arrivants pour mieux les intégrer, malgré le problème criant du manque de main d'oeuvre au Québec.

A Montréal, qui concentre la moitié de la population québécoise et la majorité des immigrés, la chambre du commerce l'a exhorté à "tenir compte de la nécessité d'élargir le bassin de main-d'oeuvre qualifiée", alors que 100 000 emplois ne sont pas pourvus dans la province francophone, faute de candidats adéquats.

Pour Justin Trudeau, le Premier ministre libéral canadien, c'est un nouveau coup dur, puisque c'est la deuxième province canadienne que son parti perd en quelques mois.

Défaite des Péquistes et rebond de Québec solidaire

Le Parti Libéral Québécois ne conserve donc que 32 députés, contre 69 il y a quatre ans.

Le Parti Québécois a lui aussi subi une cuisante défaite, puisqu'il ne sauve que neuf de ses députés, contre 28 dans la dernière législature. Conséquence, directe pour son chef de file, Jean-François Lisée a démissionné.

De son côté, Québec solidaire, le parti de gauche fondé en 2006 et dirigé par Manon Massé, a fait un bond dans le coeur des électeurs. 10 de ses députés sont élus, contre 3 auparavant.