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Affaire Khashoggi : Riyad cultive le flou

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Affaire Khashoggi : Riyad cultive le flou

Affaire Khashoggi : Riyad cultive le flou
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Mis sous pression depuis le début de l’affaire Khashoggi, Riyad essaie tant bien que mal d’atténuer sa responsabilité.

Alors que plusieurs pays ont demandé à l’Arabie saoudite d’éclaircir des zones d’ombre, les explications données par la diplomatie saoudienne n’ont fait que renforcer le flou, autour de la mort du journaliste :

"Les individus qui ont commis cet acte l’ont fait en dehors de toute autorité. Manifestement, c’était une énorme erreur. Et ce qui a aggravé cette erreur, c'est la tentative de dissimulation. C'est inacceptable, dans n'importe quel gouvernement. Ces choses-là arrivent malheureusement. Nous avons été très clairs sur le fait que nous ne négligerons aucun détail", affirme Adel al-Joubeir, ministre des Affaires étrangères saoudien.

Mort par strangulation ou par un coup-de-poing, les différentes versions données par l’Arabie saoudite peinent à convaincre ses partenaires internationaux, à commencer par les États-Unis : Donald Trump évoque des « mensonges », mais épargne Mohammed ben Salmane, l’homme fort du pays. Quitte à agacer son propre camp :

"Je crois que nous devrions faire plus que de simples menaces, et surtout de faire semblant que nous allons agir. Nous devons vraiment cesser nos ventes d'armes à l'Arabie saoudite et avoir une longue et sérieuse discussion sur la question de savoir si oui ou non, ce pays veut être notre allié ou notre ennemi", commente le sénateur républicain Rand Paul.

L’Allemagne est l’un des premiers pays à avoir sanctionné Riyad : la chancelière Angela Merkel a annoncé ce dimanche que la vente d’armes destinées à l’Arabie saoudite sera provisoirement suspendue. Les États-Unis ont déjà écarté cette idée, invoquant la défense de l’économie américaine.