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Brésil : le choc de deux modèles

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La campagne pour l'élection présidentielle brésilienne s'est déroulée dans un climat de forte polarisation qui divise le pays.

Sara Winter est la fondatrice de la branche brésilienne du groupe Femen et elle milite pour le candidat d'extrême droite et favori du scrutin Jair Bolsonaro.

Sara Winter, militante pro-Bolsonaro : "Le Brésil manque d'autorité aujourd'hui. C'est ce qui nous manque. Aujourd'hui, les voleurs savent qu'il n'y a pas d'autorité. Il y a des policiers, mais ils ne respectent pas la police. L'officier de police est chassé. Il y a l'autorité judiciaire... Mais ils ne respectent pas les juges. Il y a la corruption. Tu y vas, tu les paies et voilà."

Jair Bolsonaro est un nostalgique assumé de la dictature militaire qui régna sur Brésil jusqu'en 1985 en pratiquant le meurtre et la torture.

Vera Vital est une des victimes de la dictature brésilienne.

Vera Vital, victime de la dictature militaire au Brésil : "Notre pays a presque oublié ces moments parce que la politique pour constuire une mémoire a été inefficace."

Vera Vital va voter Fernando Haddad, le candidat de la gauche et dit avoir peur de Jair Bolsonaro.

Vera Vital, victime de la dictature militaire au Brésil : "Il est homophobe, misogyne, il a des idées préconçues et on ne peut rien attendre de son projet politique."

Hector Estepa est le correspondant d'Euronews à Rio de Janeiro : "Deux modèles antagonistes s'affrontent. Le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro promet d'alourdir les peines de prison pour les homicides, de renforcer la police, d'assouplir la législation sur le port d'armes et de libéraliser l'économie.. À gauche, Fernando Haddad, le candidat du parti de l'ancien président emprisonné Lula da Silva, promet des grands chantiers en puisant dans les réserves monétaires du pays."