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Exercice géant de l'OTAN en Norvège, la Russie répond

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Exercice géant de l'OTAN en Norvège, la Russie répond

Exercice géant de l'OTAN en Norvège, la Russie répond
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La Russie a prévenu qu'elle testerait cette semaine des missiles au large de la Norvège, où l'Otan mène ces jours-ci les plus grands exercices militaires de son histoire récente, baptisés "Trident juncture" (jonction du trident).

L'USS Harry Truman navigue fièrement au nord du Cercle arctique. Une première pour un porte-avion depuis la guerre froide. Quelques 50 000 soldats, 65 navires et 250 aéronefs de 31 pays de l'Alliance nord-atlantique prennent part à la simulation. Elle a pour but de d'un de tester la capacité de l'Alliance atlantique à venir à la rescousse d'un de ses membres agressé par un autre État.

"Regardez ce que font les États-Unis. Non seulement, le groupe aéronaval participe à l'exercice, mais ces dernières années, nous avons augmenté nos effectifs en Europe. Nous venons d'annoncer un nouveau renfort de 1 500 hommes", lance Curtis Scaparrotti, général américain de l'OTAN.

"Nous investissons de l'argent dans le plan appelé "initiative européenne de défense", ce sont des investissements qui visent à garantir ici en Europe, que nous disposons de troupes opérationnelles, qui travaillent aux côtés des alliés de l'OTAN pour la défense de la zone euro-atlantique", conclut-il.

La Russie, qui observe d'un œil inquiet ce qui se déroule à quelques centaine de kilomètres de sa frontière a prévenu qu'elle testerait cette semaine des missiles au large de la Norvège, en réponse aux manœuvres de l'OTAN.

"Malgré les tentatives maladroites des représentants de l’alliance de qualifier ces activités militaires de défensives, cette démonstration de force militaire est clairement anti-russe", déclarait le 25 octobre le ministère russe des Affaires étrangères.

"A mon avis, les autorités russes ne s'attendaient pas à une telle réponse de l'OTAN, lorsqu'elles ont mené leurs actions en Crimée et en Ukraine", estime l'analyste militaire Alexander Goltz.

"Dans un rayon de 700 kilomètres du territoire russe, l’OTAN mène des exercices militaires à grande échelle, du même type que ce qui se faisait pendant la guerre froide. Nous voyons ici pour la première fois des brigades tout à fait préparées, pas seulement des bataillons tactiques. Ce sont des brigades déployées dans des opérations militaires. C'est sérieux".

Pourtant, les troupes comme les équipements ne semblent pas prêts à affronter les conditions météo norvégiennes.

"Nous avons reçu de nouveaux gants, un kit plus imperméable et de meilleures chaussures. Mais je ne pense pas que l'on soit à 100% pour autant. Plus nous irons dans des pays froids comme celui-ci, mieux on s'adaptera. Lorsque nous étions en Irak et en Afghanistan, nous combattions dans le désert", explique le caporal Littlewood, des Light Dragoons britanniques.