DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Centenaire 14-18 : repêcher les obus de la Grande Guerre

Vous lisez :

Centenaire 14-18 : repêcher les obus de la Grande Guerre

Centenaire 14-18 : repêcher les obus de la Grande Guerre
Taille du texte Aa Aa

Le Mort-Homme est une colline qui porte tristement bien son nom après avoir le théâtre d'une bataille sanglante en 1916.

Dans les environs de Verdun, comme un peu partout dans le nord et l'est de la France, il s'est abattu une pluie d'obus durant la Première Guerre mondiale.

Un siècle plus tard, certains de ces engins croupissent sur les anciens champs de bataille, mais aussi dans les rivières et les fleuves attenants, comme la Meuse.

A Vilosnes-Haraumont, les démineurs continuent de les sortir de l'eau pour éviter les accidents.

Guy Momper, spécialiste du déminage : "Il y a des gens qui vont laisser les obus, ne jamais y toucher, car ils savent que c'est dangereux. Mais il y a aussi des gens dont c'est la passion. Et si ces gens-là savent qu'il y a des obus à cet endroit, ils se disent qu'ils vont peut-être essayer d'en récupérer. Là, c'est difficile parce qu'ils sont très lourds. Les plus gros qu'on sort ici font 120 kilos, c'est énorme. Donc on n'est jamais à l'abri. A partir du moment où il y a un obus qui est déclaré, on fait en sorte de l'enlever."

La Grande Guerre, dont on commémore le centenaire de l'Armistice, a laissé derrière elle plus de 18 millions de morts, dont 10 millions de soldats.

Les paysages portent toujours les stigmates de ce conflit, entre traces d'anciennes tranchées et cratères creusés par les explosions d'obus.

Chaque année, le centre de déminage de Metz récupère entre 40 et 50 tonnes de munitions, et les spécialistes estiment qu'il faudra encore un siècle avant de nettoyer totalement les lieux.