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"Les gilets jaunes" s’essoufflent mais tiennent bon

"Les gilets jaunes" s’essoufflent mais tiennent bon
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Tensions sur l'île de la Réunion

Jets de projectile et cocktails Molotov, au cinquième jour du mouvement "des gilets jaunes" les tensions avec les forces de l’ordre continuent de secouer la Réunion. Une flambée de "violences" comme l'île n’en avait plus connu depuis près de trente ans. Un couvre-feu a été instauré.

Malgré les débordements, les blocages contre la hausse du prix de l’essence continuent à Saint Pierre de la Réunion. Les gilets jaunes demandent la tête du président français : "Il veut jouer à la tête dure, il veut la révolution de mai 68… S’il veut la révolution de mai 68, ben il va l’avoir." assure ce manifestant.

Le gouvernement reste ferme

Après un nouveau bilan du ministère de l'Intérieur qui fait état de 2 morts et plus de 550 blessés en France depuis le début de la mobilisation, le gouvernement maintient sa ligne de fermeté.

"Il faut être intraitable sur l'ordre public." assure Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement à l'issu du conseil des ministres. "La liberté n'existe que s'il y a l'ordre public. Et nous ne pouvons accepter les deux personnes qui sont décédées, les centaines de blessés chez les manifestants, et bien sûr les blessés chez les forces de l'ordre. Nous ne pouvons pas non plus accepter les propos racistes xénophobes, antisémites, homophobes qui parfois ont été entendus, ont été filmés, ont été tenus à l'endroit où certains nos compatriotes se trouvaient là. La réponse de l'Etat a été ferme et la sévérité sera de mise comme elle l'a été depuis le premier jour".

Gilet jaune à l'assemblée et appel à la mobilisation

La contestation s'est aussi invitée à l'assemblé nationale sous la force d'un gilet jaune. Le député du parti radical gauche Jean Lassalle a provoqué une suspension de séance.

Dans l'hexagone, le mouvement des gilets jaunes, peine à s’organiser. Quelques blocages de dépôts pétroliers et d'axes routiers subsistent mais la mobilisation est en recul, malgré le ralliement de FO transport, le premier syndicat à soutenir le mouvement.

Un nouvel appel à la mobilisation a été lancé pour bloquer la capitale française ce samedi.