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"Gilets jaunes" : l'Etat français sera intraitable, dit Macron

"Gilets jaunes" : l'Etat français sera intraitable, dit Macron
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Des militaires français mobilisés dès aujourd'hui pour rétablir l'ordre public sur l'île de la Réunion, c'est la promesse qu'Emmanuel Macron a faite mercredi soir devant le congrès des maires de France. Si le mouvement des gilets jaunes est en recul dans l'hexagone, il continue de paralyser La Réunion. Et malgré l'instauration d'un couvre-feu, les violences urbaines éclatent chaque nuit depuis samedi. L'île n'avait pas connu ça depuis près de 30 ans.

Les forces de l'ordre sont intervenues sur plusieurs zones chaudes : au Chaudron (Saint-Denis), au Port et à la Possession (ouest) et à Saint-Gilles (ouest) où des tentatives de pillage de commerces avaient lieu. Les écoles et administrations locales sont restées fermées hier.

Une cinquantaine de barrages, un millier de manifestants, 109 interpellations, 30 blessés parmi les forces de l'ordre, le président dit stop :

"J'ai demandé au gouvernement d'être intraitable parce qu'on ne peut accepter les scènes qui ont été vues à la Réunion comme dans d'autres endroits."

En métropole, depuis la mobilisation massive de samedi dernier, chaque jour, les gilets jaunes sont un peu moins nombreux. Ce jeudi, il serait encore 15 000 à résister, occupant les axes routiers, installés sur les ronds-points, comme hier à Nantes :

"On va rester 24 heures sur 24, jusqu’à ce que monsieur Macron nous dise "oui, on veut vous entendre" parce que là, il commence à nous oublier de plus en plus et il s’enfonce vis-à-vis de la société, du peuple, on défend le peuple, on défend tout le monde."

En signe de solidarité, le député du Parti radical de gauche, Jean Lassalle a arboré un gilet jaune, hier dans l'hémicycle, provoquant une suspension de séance.

Toute l'opposition critique l'irresponsabilité du gouvernement français, la droite dénonce une volonté de pourrissement de la situation de la part du gouvernement.

Le mouvement des gilets jaunes dépasse la seule question du prix des carburants, c'est toute la politique fiscale qui est remise en cause par ces Français en colère.

Alors que selon l'observatoire français des conjonctures économiques, les ménages français ont perdu près de 500 euros de pouvoir d'achat entre 2008 et 2016. De quoi attiser les velléités protestataires avant la mobilisation parisienne de samedi.