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En mode survie, Theresa May cherche le soutien des Européens

En mode survie, Theresa May cherche le soutien des Européens
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La démocratie politicienne derrière les portes closes de Westminster... C'est dans la salle numéro 14 que les Tories, les membres du parti conservateur britannique, ont voté hier soir à bulletin secret. Et après un interminable suspens, après des mois de divisions internes, le verdict est enfin tombé, Theresa May a survécu au vote de défiance.

200 voix pour, 117 contre, ce n'est pas un triomphe, mais une victoire est une victoire et May peut maintenant passer à autre chose, elle a toute s les cartes en main pour assurer le Brexit.

"Après ce vote, nous devons aller de l'avant avec la mission qui nous a été confiée, à savoir offrir le Brexit au peuple britannique et construire un avenir meilleur à ce pays. Un Brexit qui corresponde au vote des britanniques, qui réunifie ce pays plutôt que de le diviser. Et ça doit commencer à Westminster avec le rassemblement des politiciens de tout bord agissant dans l'intérêt national."

Mais la Première ministre reste sous le feu des critiques, malgré cette victoire. Certains voyant désormais en cette chef de gouvernement, ni plus ni moins "qu'un canard boiteux."

"Je pense que la Première ministre devrait démissionner. Elle ne peut pas mener le Brexit au bout, son accord de retrait est si insatisfaisant et si mauvais qu'il n'est soutenu ni par le parti unioniste démocrate nord-irlandais,ni par les conservateurs ni par l'opposition", explique Jacob Rees-Mogg, élu conservateur pro-Brexit.

"Environ 40 % de ceux qui connaissent le mieux Theresa May, ses propres députés conservateurs, ont voté pour dire qu'ils n'ont pas confiance en leur Première ministre. Autrement dit, cela signifie que celle qui n'avait pas vraiment de crédibilité pour négocier, en a encore moins aujourd'hui", explique Richard Burgon, élu travailliste.

Tout juste rescapée de ce vote de défiance, Theresa May va tenter d'obtenir aujourd'hui à Bruxelles de nouvelles garanties sur l'accord de Brexit, face à des Européens qui disent être prêts à "l'aider" à convaincre son parlement ,mais qui excluent de renégocier les termes du divorce. Tout tourne autour de ce noeud gordien qu'est devenu l'Irlande du nord.