Procès Nemmouche : un acte d'accusation "accablant"

Procès Nemmouche : un acte d'accusation "accablant"
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Deuxième jour d'audience au procès Mehdi Nemmouche devant la cour d'assises de Bruxelles. Un procès, sous haute surveillance policière, qui doit durer jusqu'au 1er mars.

Le djihadiste Français est accusé d'avoir assassiné quatre personnes au Musée juif de Bruxelles en mai 2014. Mehdi Nemmouche, 33 ans, et son complice présumé, Nacer Bendrer, nient les faits. Le procès s'est ouvert jeudi par la lecture de l'acte d'accusation, jugé "accablant" par les parties civiles. "C'est un acte d'accusation qui est accablant et qui ne laisse pas beaucoup de doutes sur la culpabilité des accusés", a commenté après l'audience Me David Ramet, avocat de la famille de deux des quatre victimes, un couple d'Israéliens.

La lecture de l'acte de l'accusation, premier acte du procès, a permis aux jurés de retracer l'itinéraire de l'accusé durant les semaines précédant la tuerie.

L'oeuvre d'un tueur professionnel

Mehdi Nemmouche est jugé pour "assassinat terroriste" et encourt la réclusion à perpétuité. A l'époque, il était revenu depuis peu de Syrie, où il avait combattu dans les rangs de ce qui allait devenir le groupe Etat islamique. Selon l'accusation, il est l'homme qui a ouvert le feu dans le hall d'entrée du Musée juif, le 24 mai 2014, tuant un couple de touristes israéliens, une bénévole française et un jeune employé belge du site. Un quadruple assassinat exécuté en 82 secondes, comme s'il était l'oeuvre d'un tueur professionnel.

Cet attentat antisémite, qui avait ému la communauté internationale, restera comme la première attaque commise sur le sol européen par un combattant jihadiste de retour de Syrie.