La cause de l'incendie n'est pas claire : panne ou attaque ukrainienne, comme déjà il y a quelques mois plus à l'est. Le navire, sous sanctions depuis 2024, avait quitté Mourmansk (Russie) avec une cargaison de gaz naturel liquéfié, et se dirigeait vers Suez.
Un méthanier, l'Arctic Metagaz, a pris feu mardi en Méditerranée centrale, au large de Malte, d'après des images diffusées sur X et des articles de la presse grecque.
Le navire appartiendrait à la « flotte fantôme russe », transportant des produits énergétiques soumis à des sanctions américaines et européennes. Selon Marine Traffic, il navigue sous pavillon russe et a pour destination finale Port-Saïd, en Égypte.
L'authenticité de la vidéo n'a pas été vérifiée, mais aucun incident similaire n'a été recensé dans la zone par le passé, indique Gcaptain, un magazine en ligne spécialisé dans le trafic maritime.
Un représentant du groupe Diaplous, société grecque spécialisée dans la sécurité maritime et la gestion des risques, a confirmé au magazine que le navire avait bien pris feu. « Nous confirmons l'incident, mais nous ne disposons pas de plus de détails pour le moment », a-t-il déclaré.
L'Arctic Metagaz est un cargo construit en 2003, selon Vessel Finder, et fait l'objet de sanctions depuis 2024. Il a quitté Mourmansk, en Russie, le 24 février après avoir chargé sa cargaison sur une plateforme de stockage flottante et avoir contourné le Royaume-Uni et l'Espagne pour rejoindre la Méditerranée. Sa dernière position connue se situait en Méditerranée méridionale, non loin de la Sicile.
On ignore pour l'instant si l'incident est dû à une panne mécanique ou à une attaque délibérée, aérienne ou maritime. De plus, il est impossible pour le moment de confirmer si cet événement est lié à l'escalade des tensions avec l'Iran ou s'il s'agit d'une opération ciblée de l'Ukraine.
L'Ukraine a déjà démontré sa capacité à cibler les moyens navals et logistiques russes bien au-delà de la mer Noire, comme en décembre dernier lorsque le Qendil, un autre navire de la « flotte fantôme » battant pavillon omanais, a été touché entre la Crète et Malte, selon les médias ukrainiens et des sociétés de sécurité maritime.