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Gilets jaunes : un gouvernement en quête de fermeté

Gilets jaunes : un gouvernement en quête de fermeté
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REUTERS/Philippe Wojazer
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En France, il y a eu des "dysfonctionnements dans le dispositif de sécurité", admet le Premier ministre, au lendemain de la journée de violences sur les Champs-Elysées. Réaction ce dimanche du chef du gouvernement à l'issue d'une réunion de crise à Matignon. Et d'indiquer que de nouvelles propositions allaient être formulées ce lundi.

Le gouvernement a dénoncé une nouvelle fois des "événements d'une violence inacceptable contre les biens et des personnes" qui "doivent être condamnés avec la plus grande fermeté". "Ils sont le fait de casseurs, de pillards, d'incendiaires, et tous ceux qui encouragent de tels actes sont leurs complices", juge Matignon.

L'exécutif sous pression

En tout cas, les violences de samedi ont mis l'exécutif français sous pression. Si le président de la République pensait que le grand débat national allait tourner la page du mouvement de contestation, il n'en est rien, à en croire les "Gilets jaunes" mobilisés ce samedi dans tout le pays.

Et les scènes de chaos montrées en boucle sur les chaîne de télé ont donné du grain à moudre aux leaders politiques de l'opposition.

"Cette situation ne peut plus durer, a lancé la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo. J'appelle à ce que des solutions soient rapidement trouvées."

"Je m'interroge sur la stratégie du gouvernement, a commenté Olivier Faure, du Parti socialiste_. On voit bien qu'ils sont entrés dans une logique sécuritaire et que ça leur permet d'esquiver un autre débat, le débat social_".

"Nous sommes devant un laxisme sécuritaire", a estimé François-Xavier Bellamy, pour le parti Les Républicains.

Dans un tweet, Marine Le Pen affirme que "les cagoules noires ont remplacé les Gilets Jaunes" Et de dénoncer "l'impunité" qui entoure les violences.

De son côté, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France a estimé que "face à l'incompétence ou au cynisme du gouvernement, une commission d'enquête parlementaire s'impose".

Ce dimanche soir, on a appris que les ministres de l'Intérieur Christophe Castaner et de l'Economie Bruno Le Maire allaient devoir s'expliquer ce mardi devant les commissions des Lois et des Affaires économiques du Sénat, sur les violences de ce samedi à Paris.

- avec AFP -