Une première journée dans l'impasse au sommet européen à Bruxelles

Une première journée dans l'impasse au sommet européen à Bruxelles
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REUTERS/Piroschka van de Wouw
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Jean-claude Juncker doit bientôt laisser sa place. Mais les dirigeants de l'Union ne sont pas parvenus à désigner son successeur au poste de président de la commission européenne.

Aucun des prétendants en lice n'a fait consensus. Donald Tusk, le Président du Conseil Européen s'est exprimé sur ces délicates négociations : "Nous avons besoin de plus de temps pour discuter et c'est pourquoi nous reviendrons sur cette question fin juin. Aujourd'hui, il est trop tôt pour évoquer des noms pour le poste".

Un sommet de crise a été convoqué, les dirigeants se réuniront à nouveau le 30 juin pour poursuivre les négociations et nommer un nouveau président de la Commission.

Un accord sur le nom de son successeur doit être trouvé avant le 2 juillet, jour de la session inaugurale du nouveau Parlement au cours de laquelle il doit élire son président. "Il faut trouver rapidement un accord car nous devons avoir une Commission européenne opérationnelle pour gérer le Brexit, surtout si Boris Johnson devient Premier ministre du Royaume-Uni", a insisté un diplomate de haut rang.

Des sujets difficiles à l'ordre de ce sommet européen

Si la course à la présidence de la commission sera vitale pour l'Union au cours des cinq prochaines années, des questions urgentes à l'ordre du jour que les dirigeants ont abordé au sommet.

Menaces de sanctions contre la Turquie

L'Union Européenne a menacé la Turquie de sanctions si Ankara refuse de cesser les forages d'exploration "illégaux" réalisés dans ce que l'Union considère comme étant les eaux de Chypre. Pour les dirigeants, les actions turques sont illégales.

S'agissant de la Russie, les sanctions à son encontre concernant l'annexion de la Crimée doivent être prolongées de six mois supplémentaires.

Pas d'accord des 28 Etats membres sur la neutralité carbone en 2050

La tentative d'inscrire la date de 2050 comme celle d'une Union neutre en émissions de carbone, a échoué après 5 heures de difficiles négociations, bloquée par une poignée d'Etats d'Europe de l'Est menés par la Pologne, soutenue par la Hongrie, la République tchèque et l’Estonie. Varsovie est préoccupée par l'impact sur les régions productrices de charbon en Pologne.

Emmanuel Macron s'est quant à lui confié sur le sujet : "Il y a aujourd'hui 24 états membres qui étaient favorables à l'objectif neutralité carbone 2050. Donc quand on se bat, quand on avance, on arrive a élargir le club, on arrive a convaincre, on arrive a progresser, ce qui pour crédibiliser notre engagement auprès de l'accord de Paris, de mise en œuvre de l'accord de Paris est absolument indispensable".

Les dirigeants poursuivront leur sommet vendredi avec une discussion sur le budget de la zone euro.