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"L'OTAN connaît sa pire crise en 77 ans", estime l'ancien ambassadeur américain auprès de l'Alliance Ivo Daalder

Ivo Daalder, ancien ambassadeur des États-Unis auprès de l'OTAN
Ivo Daalder, ancien ambassadeur des États-Unis auprès de l'OTAN Tous droits réservés  Euronews
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Par Shona Murray
Publié le
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Les menaces répétées du président américain Trump de quitter l'OTAN, ainsi que l'utilisation intensive par l'armée américaine de moyens militaires coûteux en Iran ont affaibli l'Alliance, assure le diplomate.

Alors que Donald Trump menace régulièrement de retirer les États-Unis de l'OTAN, reprochant aux Européens de ne pas s'engager dans la guerre au Moyen-Orient, l'ancien ambassadeur américain auprès de l'Alliance, Ivo Daalder évoque une crise sans précédent entre alliés.

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"Les six dernières semaines ont été extraordinairement préjudiciables à l'OTAN ", a-t-il confié dans l"émission matinale d'Euronews Europe Today.

Selon Ivo Daalder, les déclarations de Donald Trump laissent entendre que les États-Unis pourraient ne pas défendre les alliés de l'OTAN en cas d'agression militaire russe.

Le diplomate estime également que la guerre de six semaines contre l’Iran a mis à rude épreuve les capacités militaires américaines.

"Nous voyons une OTAN divisée, ce qui a été l'objectif de l'Union soviétique puis de la Russie pendant près de 80 ans, une OTAN qui est véritablement en désaccord et à laquelle le président des États-Unis dit : "Je ne vais pas vous défendre. Ne comptez pas sur moi", ou "Au revoir", comme il l'a déclaré lors de sa conférence de presse lundi, c'est le moment idéal pour tester l'OTAN si l'on se trouve à Moscou", a-t-il averti.

"Une grande partie des capacités militaires américaines a été dépensée dans cette guerre, qui s'est avérée être une bévue stratégique d'une ampleur historique", a poursuivi Ivo Daalder.

Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, est arrivé à Washington mercredi pour une série de discussions, notamment avec le président Donald Trump, le secrétaire d'État Marco Rubio et le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth.

Mark Rutte devrait tenter d'apaiser l'hostilité qui s'est manifestée entre les États-Unis et leurs alliés en Europe.

Ivo Daalder estime qu'à première vue, l'Iran a le "dessus" en ce qui concerne les termes du cessez-le-feu négocié mardi pour éviter une "destruction civilisationnelle" totale.

Un accord a été conclu pour rouvrir les routes maritimes internationales à travers le détroit d'Ormuz, mais les navires qui tentent de passer devront obtenir l'autorisation des forces armées iraniennes.

L'Iran a pris le détroit en otage dans le cadre de ses représailles contre les États-Unis et Israël. La fermeture effective du détroit a provoqué une montée en flèche des prix du gaz et du pétrole, ainsi qu'une grande incertitude économique dans le monde entier.

On ne sait pas exactement comment le détroit sera sécurisé pour l'ensemble de la navigation internationale, y compris le passage du pétrole et du gaz du Golfe.

"Le détroit d'Ormuz était ouvert avant le début des bombardements", a déclaré M. Daalder.

"Aujourd'hui, des navires peuvent passer. Nous ne savons pas combien. Nous ne savons pas quand. Nous ne savons pas où. Et dans tous les cas, les Iraniens affirment qu'ils maintiendront le contrôle.Il s'agit là d'un changement massif au profit de l'Iran et au détriment non seulement des États-Unis mais aussi d'Israël", a-t-il ajouté.

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