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The Brief from Brussels : les malades du Brexit

The Brief from Brussels : les malades du Brexit
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REUTERS/Hannah Mckay
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Pour Sharon toutes les journées sont bonnes pour arrêter le Brexit. Cette experte commerciale basée à Bruxelles a décidé de quitter une situation lucrative en tant que consultante sur la sortie du Royaume-Uni. Désormais elle passe ses journées devant son ordinateur à organiser des manifestations. C'est une militante anti-Brexit à temps plein. "Je ne m'étais jamais imaginée dans la rue en train de faire campagne", assure-t-elle. Mais les enjeux sur la sortie du Royaume-Uni ont un impact sur la santé de Sharon. Récemment elle a modéré un débat contre le retrait britannique en même temps qu'un sommet européen. Ce fut l'angoisse ! "Il s'avère que j'ai un zona, ce n'est pas bon. C'est sûrement parce que j'en fais trop, je m'inquiète trop, je sais que c'est idiot. J'appelle cela Brexititis", explique-t-elle.

Sharon a deux filles. L’ainée, Armelle, part étudier à l'étranger à partir de la semaine prochaine. Elle reconnaît que sa vie académique est marquée par le Brexit. "Cela me rend triste. J'avais 17 ans lorsque le vote a eu lieu. Je devais aller étudier au Royaume-Uni l'année suivante. Et honnêtement cela m'a rendu mois enthousiaste à l'idée d'étudier au Royaume-Uni", glisse la jeune fille.

Cette déception ne touche pas que le cercle familial. Selon un sondage britannique 64% des personnes interrogées jugent que la Brexit est mauvais pour leur santé mentale. Selon Julia Bueno, psychothérapeute londonienne, "il y a tellement d'incertitude que cela est très difficile pour la psyché humaine". Elle ajoute que les politiciens devraient jouer le rôle d'aide-soignant et n'ont pas d'agent anxiogène. "Nous élisons nos politiciens pour qu'ils prennent soin de nous", précise-t-elle. Récemment deux personnes ont utilisé la même métaphore dans sa salle de consultation. "Elles avaient l'impression de vivre dans un univers parallèle. Il y a cet autre réalité qui se déroule encore et encore depuis trois ans", détaille Julia Bueno.

Cette situation pourrait se prolonger. Les Conservateurs choisiront dans les prochaines semaines leur niveau leader pour mener le Brexit. Les deux candidats en lice assurent que le Royaume-Uni se portera mieux hors de l'Union européenne.