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La Russie et la Chine opposent leur veto à la résolution de l'ONU visant à rouvrir le détroit d'Ormuz

Alignement de pétroliers et de cargos dans le détroit d'Ormuz, vu de Khor Fakkan, 11 mars 2026
Alignement de pétroliers et de cargos dans le détroit d'Ormuz, vu de Khor Fakkan, 11 mars 2026 Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Gavin Blackburn
Publié le
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La Russie et la Chine ont opposé leur veto à la résolution de l'ONU visant à rouvrir le détroit d'Ormuz. Ce vote est intervenu quelques heures avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump, qui a donné à l'Iran jusqu'à mardi soir pour le débloquer.

La Russie et la Chine ont opposé leur veto mardi à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, qui avait été édulcorée à plusieurs reprises dans l'espoir que les pays la laissent passer.

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Le vote, 11 pour, deux contre et deux abstentions, a eu lieu quelques heures avant une date limite fixée par le président américain Donald Trump pour que l'Iran ouvre la voie navigable stratégique ou s'expose à des attaques sur ses centrales électriques et ses ponts.

Un cinquième du pétrole mondial passe généralement par le détroit et l'étouffement de l'Iran pendant la guerre a fait monter en flèche les prix de l'énergie dans le monde entier.

Il est peu probable que la résolution, même si elle avait été adoptée, aurait eu un impact sur la guerre, qui en est à sa cinquième semaine, car elle a été considérablement affaiblie dans le but d'amener la Russie et la Chine à s'abstenir plutôt qu'à opposer leur veto.

La proposition initiale du Bahreïn aurait autorisé les pays à utiliser "tous les moyens nécessaires", formulation des Nations unies qui inclut l'action militaire, pour assurer le transit par le détroit d'Ormuz et dissuader les tentatives de fermeture.

Les membres du Conseil de sécurité votent une résolution au siège des Nations unies à New York, le 11 mars 2026.
Les membres du Conseil de sécurité votent une résolution au siège des Nations unies à New York, le 11 mars 2026. AP Photo

Après que la Russie, la Chine et la France, pays disposant tous d'un droit de veto au sein des 15 membres du Conseil de sécurité, ont exprimé leur opposition à l'approbation du recours à la force, la résolution a été révisée afin d'éliminer toute référence à une action offensive.

Elle n'aurait autorisé que "tous les moyens défensifs nécessaires". Un vote était attendu samedi.

Au lieu de cela, la résolution a été encore affaiblie pour éliminer toute référence à l'autorisation du Conseil de sécurité, qui est un ordre d'action, et pour limiter ses dispositions au détroit d'Ormuz. Les versions précédentes incluaient les eaux adjacentes.

La résolution qui a fait l'objet d'un veto mardi "encourage vivement les États intéressés par l'utilisation des routes maritimes commerciales dans le détroit d'Ormuz à coordonner leurs efforts, de nature défensive, en fonction des circonstances, afin de contribuer à assurer la sûreté et la sécurité de la navigation dans le détroit d'Ormuz".

Il s'agit notamment d'escorter les navires marchands et commerciaux et de dissuader les tentatives de fermeture, d'obstruction ou d'interférence avec la navigation internationale à travers le détroit, précise la résolution.

La résolution exige également que l'Iran mette immédiatement fin aux attaques contre les navires marchands et commerciaux, qu'il cesse d'entraver leur liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz et qu'il cesse d'attaquer les infrastructures civiles.

En réponse aux attaques américaines et israéliennes qui ont débuté le 28 février, l'Iran a pris pour cible des hôtels, des aéroports, des immeubles résidentiels et d'autres infrastructures civiles dans plus de dix pays, dont les voisins de la République islamique dans le Golfe, qui comptent parmi les principaux exportateurs mondiaux de pétrole et de gaz naturel.

Une pompe à pétrole fonctionne au coucher du soleil dans les champs pétrolifères désertiques de Sakhir, le 18 janvier 2016.
Une pompe à pétrole fonctionne au coucher du soleil dans les champs pétroliers désertiques de Sakhir, 18 janvier 2016. AP Photo

Le blocus iranien du détroit est considéré par les pays du Golfe comme une menace existentielle. Bahreïn, un pays du Golfe qui accueille la cinquième flotte américaine et qui est le représentant arabe du Conseil de sécurité et son président ce mois-ci, a fait pression pour que l'ONU agisse.

L'ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vassily Nebenzia, et l'ambassadeur chinois auprès des Nations unies, Fu Cong, ont reproché aux États-Unis et à Israël d'avoir déclenché la guerre et d'être à l'origine d'une crise mondiale de plus en plus grave.

La semaine dernière, ils ont déclaré au Conseil de sécurité que la priorité la plus urgente était de mettre fin immédiatement aux opérations militaires.

Sources additionnelles • AP

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