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Ankara envisage bien une offensive dans le nord de la Syrie, mais Washington s'y oppose

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, Ankara, le 06/08/2019
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, Ankara, le 06/08/2019
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Le président turc a réaffirmé ce mardi le lancement imminent d'une offensive militaire dans le nord de la Syrie. Une offensive visant la milice kurde des YPG, les unités de protection du peuple.

Pour les autorités turques, cette milice kurde est un groupe terroriste, en raison de ses liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Recep Tayyip Erdogan a rappelé que la Turquie avait déjà lancé depuis 2016, deux offensives contre les positions de cette milice en Syrie.

La priorité absolue de notre pays, c'est d'assécher le marécage du terrorisme qui se trouve dans le nord de la Syrie.
La Turquie ne se sentira pas en sécurité tant que l'organisation terroriste qui se trouve à notre frontière sud continuera à se répandre comme une cellule cancéreuse et en continuant d'être renforcée par nos alliés.
Recep Tayyip Erdogan
Président turc

Problème : les combattants kurdes des YPG ont reçu, ces dernières années, le soutien de plusieurs pays occidentaux, dont les Etats-Unis, dans la lutte contre le groupe Etat islamique.

Et Washington a fait comprendre à la Turquie qu'un éventuelle offensive contre les YPG serait "inacceptable".

Le nouveau Secrétaire américain à la Défense l'a souligné ce mardi.

Ce que nous voulons, a-t-il dit, c'est empêcher des incursions unilatérales qui seraient contraires aux intérêts que nous partageons - nous, les États-Unis, la Turquie et les Forces démocratiques syriennes (FDS) - en ce qui concerne le nord de la Syrie.
Mark Esper
Secrétaire américain à la Défense

Les relations entre les Etats-Unis et la Turquie se sont dégradées ces dernières années, notamment en raison du soutien de Washington aux combattants kurdes.

Depuis des mois, Américains et Turcs tentent de s'entendre sur la création d'une "zone de sécurité", entre la frontière turque et les positions tenues par les combattants kurdes.

Deux pierres d'achoppement :

- quelle largueur pour cette zone tampon ? Ankara veut une bande de 30 km de large.

- qui pour contrôler de cette zone ? La Turquie veut avoir la main.

Deux points de désaccord avec Washington.

Face à l'absence de progrès dans les discussions, le président turc semble commencer à s'impatienter...