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Emmanuel Macron appelle à "clarifier l'opération Barkhane" au Sahel

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Par Raphaele Tavernier avec AFP-AP
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Les présidents français Emmanuel Macron et nigérien Mahamadou Issoufou se sont voulus mobilisateurs dimanche à Niamey pour renforcer la lutte contre le jihadisme au Sahel, au cours d'une cérémonie d'hommage aux 71 militaires nigériens tués par des jihadistes en décembre.

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Moment de recueillement au Niger, ce dimanche, pour Emmanuel Macron et son homologue Mahamadou Issoufou. Les deux chefs d’Etat se sont inclinés devant les tombes des soldats nigériens tués dans une attaque djihadiste le 10 décembre dernier. Quelques jours auparavant, le président français rendait hommage aux 13 militaires de l’opération Barkahne tués au Mali dans la collision de deux hélicoptères lors d’une opération de combat. "Soldats français et nigériens, des frères d’armes", a souligné Emmanuel Macron, avant de tenir un discours volontaire et direct. Renforcer la lutte contre le djihadisme au Sahel va nécessiter une clarification sur la présence militaire française dans cette zone.

"Nous sommes aujourd'hui entravés par un cadre qui n'est pas suffisamment clair qui de ce fait brouille parfois notre coordination, surtout pour des sujets qui sont très transfrontaliers, et conduits à manquer d'efficacité parce qu'une part de la solution en accompagnement du militaire est aussi politique. (...) Si l'opération Serval (menée au Mali, ndlr) a eu un cadre juridique politique extrêmement clair au moment de l'attaque, assumé par l'État malien comme la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, ndlr) aujourd'hui l'opération Barkhane (menée au Sahel, ndlr) a une forme d'ambiguïté", a dit Emmanuel Macron.

Objectif donc, pallier cette ambiguïté qui nécrose l’opération Barkhane, mais surtout, agir vite. La situation ne cesse de se dégrader au Sahel, en particulier dans la zone dite des "trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso, en dépit de la mobilisation de 4 500 militaires français. La France s’est récemment équipée de drones armés pour traquer les djihadistes. Mais ce nouvel atout ne suffira pas à enrayer totalement les attaques. Redéfinir plus clairement les objectifs sera donc la ligne directrice du G5 Sahel. Ce sommet exceptionnel aura lieu à Pau, dans le sud de la France, le 13 janvier prochain, en présence des dirigeants des cinq pays concernés : la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

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