DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Manifestations contre la réforme des retraites : un rebond de la mobilisation ?

euronews_icons_loading
Manifestations contre la réforme des retraites : un rebond de la mobilisation ?
Tous droits réservés  AFP
Taille du texte Aa Aa

121 000 personnes ont manifesté dans toute la France ce jeudi selon le ministère de l'Intérieur contre 108 000 le 29 janvier et 249 000 personnes le 24 janvier.

A un jour près, cette nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites coïncidait avec la date qui marque les deux mois du mouvement en France.

Alors que la grève dans les transports s'est essoufflée depuis le 5 décembre, une question se pose : le mouvement peut-il enrayer la baisse du nombre de manifestants ?

Des chiffres qui font d'ailleurs débat car ils varient selon les sources. Selon les services du ministère de l'intérieur, le nombre de manifestants a fortement décru jusqu'à la mi-janvier avant de remonter légèrement à l'occasion de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres le 24 janvier. Côté syndicat, les chiffres sont en dents de scie, mais globalement plus élevés.

Mais à Marseille ce jeudi, les opposants veulent rester mobilisés, se fiant aussi à d'autres données qui reflètent selon eux l'état de l'opinion publique.

"On peut trouver dans la plupart des sondages une moyenne de 60% d'opinion publique pour le mouvement", explique ce jeune manifestant. "Cela nous conforte, ainsi que la solidarité financière que les cheminots reçoivent. Cela montre bien qu'il y a une opposition majoritaire dans le pays et qu'il faut continuer. Notre rôle historique, c'est d'être la locomotive de la lutte, et nous le montrons encore aujourd'hui."

Les opposants espèrent remobiliser alors que les travaux ont démarré cette semaine au sein de la commission spéciale de l'Assemblée nationale, qui doit examiner plus de 20 000 amendements, dont 19 000 issus des rangs de la France Insoumise. Son leader, Jean-Luc Mélenchon, a d'ailleurs adressé cette requête au président Macron :

"Alors maintenant il lui reste une alternative à mes yeux : ou bien il retire son projet, ou bien il pense que c'est tellement vital, tellement important pour le pays. A ce compte là, qu'on demande aux Français ce qu'ils veulent, et alors c'est : retrait ou référendum", a déclaré l'ancien candidat à la présidentielle.

Mais si les grévistes ont délaissé le secteur des transports, c'est aussi pour mieux se rabattre sur d'autres. La CGT organise régulièrement des blocages de grands ports maritimes. Et dans le secteur du traitement des déchets, trois sites d'incinération d'Ile-de-France ont reconduit leur mouvement jusqu'à vendredi.

Les opposants n'ont donc pas dit leur dernier mot. Le 17 février, jour de l'examen du projet de réforme des retraites en séance à l'Assemblée nationale, l'Unsa-RATP, premier syndicat de la régie des transports parisien, appelle à un lundi noir et espère frapper un grand coup.