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Tensions à la frontière gréco-turque entre les migrants et les forces de l'ordre

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Tensions à la frontière gréco-turque entre les migrants et les forces de l'ordre
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Alors que des heurts ont opposé des migrants aux forces de l'ordre grecques à la frontière avec la Turquie, Athènes a indiqué dimanche avoir empêché près de 10 000 migrants d'entrer "illégalement" sur son territoire en 24 heures. Reportage sur place du correspondant d'euronews en Grèce.

En Grèce, la tension continue de monter face à l'afflux de migrants venus de Turquie. A Kastanies Evros, une petite localité du nord-est de la Grèce, située à la frontière turque, des heurts ont opposé des migrants aux forces de l'ordre grecques, déterminées à faire preuve d'une fermeté à la frontière, n'hésitant pas à faire usage de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes.

"Les migrants ont jeté des pierres, des tonneaux, et tous les objets qu'ils trouvaient contre des policiers grecs", raconte le correspondant d'euronews Apostolos Staikos. "Pour les autorités grecques, il s'agit d'une tentative 'illégale' de violer les frontières de la Grèce et de l'Union européenne."

Après qu'Ankara a décidé vendredi d'ouvrir ses frontières pour laisser passer des migrants vers l'Europe, afin de faire pression sur les Européens dans le dossier syrien, des milliers de migrants ont afflué depuis le territoire turc. Selon les Nations unies, ils étaient déjà au moins 13 000 samedi soir à s'être massés sur 200 km de frontière terrestre qui sépare la Grèce de la Turquie.

Les autorités grecques mobilisées

Conséquence : les autorités grecques ont annoncé dès vendredi un doublement de leurs effectifs à la frontière. Mais pendant la nuit, plus de 200 migrants sont parvenus à franchir la frontière, nous rapporte notre correspondant sur place. Beaucoup ont été arrêtés, comme ce groupe d'Afghans.

D'autres restent dans les parages malgré tout, affichant une volonté à toute épreuve de quitter la Turquie, où pour beaucoup la situation était sans issue. Plus de 3,6 millions de migrants et de réfugiés, en grande partie syriens, sont actuellement accueillis sur le sol turc, selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

"Les frontières sont très bien surveillées".
Nikolaos Panagiotopoulos
Ministre de la défense grec

"Nous avions beaucoup de problèmes en Turquie", explique sur la route Asif, un Afghan de 23 ans. "Nous ne pouvions pas trouver d'emploi et vivre décemment. Nous en avons donc discuté avec mes amis et nous avons décidé de quitter la Turquie et de venir en Grèce".

Mais la Grèce est loin de les accueillir à bras ouverts. Dimanche, Athènes a indiqué avoir empêché près de 10 000 migrants d'entrer "illégalement" sur son territoire en 24 heures.

"Les frontières sont très bien surveillées", assure le ministre de la défense grec Nikolaos Panagiotopoulos. "Nos hommes sont là, nos forces armées et la police ont été renforcées. Nous faisons de notre mieux pour surveiller les frontières de la Grèce."

De son côté, l'agence européenne de contrôle des frontières Frontex a annoncé dimanche avoir déployé des renforts et relevé son niveau d'alerte à la frontière entre la Grèce et la Turquie.

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