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Covid-19 : Trump prévoit un plan de relance à 1 000 milliards de dollars

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Donald Trump,Steven Mnuchin
Donald Trump,Steven Mnuchin   -   Tous droits réservés  Evan Vucci/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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Alors que l'économie mondiale est presque à l'arrêt, le président Donald Trump a présenté un programme d'aides financières aux foyers américains, qui pourrait valoir mille milliards de dollars. L'argent sera envoyé directement aux familles pour améliorer leurs finances.

"Nous envisageons d'envoyer des chèques aux Américains immédiatement" a annoncé Steven Mnuchin, le secrétaire d'État américain au trésor ce mardi, lors d'une conférence de presse en présence du président américain. "Les travailleurs nous disent que de nombreuses entreprises ont fermé leurs portes. Les Américains ont besoin de liquidités maintenant et le président veut en avoir maintenant. Et maintenant, cela signifie dans les deux prochaines semaines" a-t-il ajouté alors que de nombreuses entreprises ont provisoirement baissé le rideau aux États-Unis.

La grande majorité sont des marques bien établies, qui pourront survivre la crise, observent les analystes. C'est le cas d'Apple, dont la réponse au coronavirus coïncide avec l'évolution de la pandémie. Le géant californien a ainsi fermé toutes ses enseignes en Chine début février avant de les rouvrir le weekend dernier. Mais en même temps, la marque à la pomme a décrété la fermeture de ses autres magasins dans le monde jusqu'au 27 mars face à la propagation du virus, notamment en Europe et en Amérique du Nord.

"La meilleure façon de minimiser le risque de transmission du virus est de réduire la densité et de maximiser la distanciation", a souligné le patron d'Apple, Tim Cook, lors de l'annonce de la fermeture des magasins en dehors de Chine, précisant que les boutiques en ligne resteraient ouvertes.

Le e-commerce pas épargné

La pandémie va sans doute profiter au commerce en ligne. Lundi soir, Amazon a ainsi annoncé l'embauche de 100.000 employés d'entrepôt pour faire face à l'explosion de la demande. Toutefois, des analystes préviennent que les réseaux de distribution et de livraison en ligne ne seront pas épargnés par les complications liées au virus. "Tous les secteurs de l'économie et de la chaîne d'approvisionnement sont vulnérables", explique Neil Saunders, directeur de GlobalData Retail.

"Cela concerne les services de livraison et les commandes en ligne", précise M. Saunders, qui dit s'attendre à un affaiblissement des dépenses des consommateurs. Pour Jan Rogers Kniffen, spécialiste du secteur du détail, la plupart des vendeurs n'ont pas de plan en cas de perturbation majeure des chaînes d'approvisionnement du commerce en ligne. Dans un tel scénario, la Garde nationale américaine pourrait être déployée pour livrer les biens de première nécessité.

M. Kniffen observe par ailleurs que les grands magasins risquent de souffrir le plus de l'impact du coronavirus avec la chute de la fréquentation des centres commerciaux. "Quand Apple dit qu'ils vont fermer, c'est la moitié de la fréquentation des centres commerciaux aux Etats-Unis", souligne l'expert. Les grands groupes de logistique et de livraisons, comme FedEx ou UPS, continuent de fonctionner, mais sont soumis comme le reste des entreprises au ralentissement de l'activité et aux restrictions imposées par de nombreux Etats.

Le plan américain salué par Wall Street

Cette décision du président américain, combinée à un ensemble de réductions d'impôts, a été saluée à Wall Street, où les actions ont affiché une reprise modérée après des jours de baisse. L'Europe a également annoncé des montages financiers pour soutenir les économies dans cette période de pandémie. À Londres, le Premier ministre Boris Johnson a déclaré que les petites entreprises seront soutenues. "Nous devons agir comme n'importe quel gouvernement en temps de guerre et faire tout ce qu'il faut pour soutenir notre économie" a-t-il dit.

Situation pire que la crise financière

Les confinements et les fermetures de magasins à travers l'Europe mettent l'économie sous pression. L'Espagne a également annoncé une batterie de mesures de 200 milliards d'euros. Mais les analystes estiment que ce ralentissement économique est pire que la crise financière d'il y a dix ans. Et malgré des taux d'intérêt tirés vers le bas par la BCE, la Réserve fédérale et la Banque d'Angleterre, l'inquiétude reste grande quant aux conséquences sur les marchés, les ménages et l'emploi.