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"Nous avons mal débuté" cette crise

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"Nous avons mal débuté" cette crise
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Des avions cloués au sol, des vacances annulées, des millions de passagers démunis, le transport aérien vacille avec le coronavirus. Les mesures de confinement à travers l’Europe menacent les compagnies.

Les ministres des Transports de l’UE demandent aux institutions du suspendre temporairement le droit des passagers à obtenir un remboursement comme compensation. L’objectif est de ne pas fragiliser plus encore les trésoreries des transporteurs. Les sociétés préfèrent employer un avoir. Mais cette option n’a pas les faveurs de la Commission européenne.

La vice-présidente exécutive de l’institution chargée du Numérique, Margrethe Vestager, insiste sur la disparité des situations. "Beaucoup de passagers ont besoin de cet argent. Certaines personnes ont peut-être perdu leur emploi, certaines ont peut-être besoin de cet argent pour des médicaments ou pour payer le loyer", explique la Danoise. Elle souligne qu’à travers sa situation privilégiée, elle fait partie de cette catégorie de passagers pour qui un bon est une solution envisageable. "_C’est à cause de ces différences qu’il est très difficile de dire que tout le monde devrait accepter un avoir _", précise Margrethe Vestager.

La vérité est que nous pouvons surmonter cela seulement ensemble
Margrethe Vestager
vice-présidente de la Commission européenne

La vice-présidente de la Commission reconnaît aussi les difficultés des compagnies "avec des coûts fixes élevés et aucun revenu" en ce moment. Certaines peuvent perdre jusqu’à un million d’euros par jour.

Margrethe Vestager entend les critiques à l’encontre de l’action européenne dans cette crise. "Nous avons mal débuté, de façon désordonnée", reconnait-elle. Mais elle assure que la Commission et l’UE ont corrigé le tir.

La vice-présidente insiste sur la flexibilité accordée aux Etats membres sur l’emploi des fonds structurels européens. Elle met aussi en avant les engagements de la Banque centrale européenne et de la Banque européenne d’investissement. "Nous nous améliorons mais nous n’y sommes pas encore", juge la Danoise.

Elle appelle enfin les Etats membres et tous les acteurs européens à regarder dans la même direction car "si tout le monde pense de son côté alors nous perdrons tous".