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Retrait partiel des troupes américaines stationnées en Allemagne : Berlin tempère

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Retrait partiel des troupes américaines stationnées en Allemagne : Berlin tempère
Tous droits réservés  CHRISTOF STACHE/AFP or licensors
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Trois jours après des fuites inquiétantes venues des États-Unis, Berlin s'efforce d'arrondir les angles. D'après le Wall Street Journal, Donald Trump veut retirer 9500 des 34 500 GIs stationnés en Allemagne, le pays européen qui abrite le plus gros contingent américain. Le retrait aurait lieu d'ici septembre.

« Rien d'officiel », pour l'instant…

« À ce jour, les autorités américaines n'ont pas confirmé officiellement que ces projets allaient être mis en oeuvre, tempère Annegret Kramp-Karrenbauer, la ministre allemande de la Défense. Le fait est que la présence de soldats américains en Allemagne sert la sécurité globale de l'OTAN, et par conséquent la sécurité des États-Unis aussi. »

Le patron de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a quant à lui dit avoir eu un entretien téléphonique avec Donald Trump et avoir insisté sur la nécessité de préserver la « force » de l'Alliance atlantique.

Pourquoi ce désengagement ?

« Pour le président américain, à quelques mois de l'élection présidentielle aux États-Unis, l'avantage serait de pouvoir dire qu'il a ramené des soldats à la maison, analyse Daniela Schwarzer, du German Council on Foreign Relations. L'opinion publique américaine est en effet devenue plus critique au fil des années sur la présence militaire américaine à l'étranger. Donc d'une certaine manière, il pourrait satisfaire cette demande de désengagement militaire. Et la deuxième raison, c'est qu'il montrerait clairement qu'il sanctionne l'Allemagne pour des postures qu'il critique depuis longtemps. Et l'une d'elles concerne la contribution de l'Allemagne au budget militaire de l'OTAN, qu'il juge insuffisante et qu'il a critiquée à de nombreuses reprises. »

L'Allemagne n'est pas la seule. Ce sont les Européens dans leur ensemble que Donald Trump accuse de ne pas dépenser assez et de trop s'appuyer sur la puissance militaire américaine.

Les rapports avec Berlin n'en sont pas moins très tendus, comme l'a illustré le refus d'Angela Merkel de se rendre au sommet du G7 que le président américain entendait maintenir à la fin du mois à Washington, avant son report à une date ultérieure.