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Serbie : les Kosovars attendent des gages

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Serbie : les Kosovars attendent des gages
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Dans les rues de Pristina, capitale du Kosovo, la reprise des pourparlers avec la Serbie, par l'intermédiaire de Bruxelles, laisse place au scepticisme.

"On ne sait pas de quoi ils ont parlé jusqu'à présent, et on ne sait pas de quoi ils parleront à l'avenir pour trouver une solution", déplore Brahim, un habitant de Pristina. "Si la Serbie poursuit sur cette voie aujourd'hui en s'opposant au Kosovo juste pour nous prendre quelque chose, alors mieux vaut qu'il n'y ait aucun dialogue", tranche Argata, quelques instants plus tard_._

La Serbie et la province devenue l'actuel Kosovo se sont déchirés pendant le conflit qui s'est achevé il y a plus de vingt ans. Mais le chemin de la réconciliation promet d'être long, estiment les observateurs, avant que les discussions ne puissent aboutir un jour à un accord.

La Serbie campe sur ses positions en refusant de reconnaître l'indépendance du Kosovo, proclamée en 2008. Et le président kosovar Hashim Thaçi doit répondre de son côté d'accusations de crimes de guerre devant la justice internationale.

La rencontre de Bruxelles a permis de renouer le dialogue%20%3Ca%20href=%22https://twitter.com/MiroslavLajcak/status/1283840530883936256?ref_src=twsrc%5Etfw">July 16, 2020</a></blockquote> <script async src), bloqué pendant des mois.

"Vingt mois, cela fait longtemps, estime Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne. "Je suis heureux de voir que l'Union européenne mène de nouveau ce processus. Le Président de la Serbie [Aleksandar Vučić] et le Premier ministre du Kosovo [Avdullah Hoti] sont aujourd'hui avec nous ici à Bruxelles pour cette première rencontre en personne".

"Les deux dirigeants sont tous deux confrontés à des défis dans leur propre camp", note Jorgen Samso, reporter pour Euronews. "Au Kosovo, Avdullah Hoti a pris ses fonctions récemment et doit encore obtenir le soutien du parlement kosovar. En Serbie, Aleksandar Vucic doit faire face à des mouvements de contestation. Mais à l'issue du sommet de Bruxelles, toutes les parties peuvent maintenant revendiquer une victoire : celle d'avoir remis sur les rails le dialogue".