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Emballages plastique et papier biodégradables : les progrès de l'Europe centrale

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Bled en Slovénie est connue pour son lac et son gâteau à la crème, la spécialité de la pâtisserie d'Andrej Klinar. Et si sa recette est inchangée depuis plus d'un demi-siècle, son emballage lui a évolué. Il est commercialisé dans plusieurs lieux de la ville, dans des boîtes qui ne sont plus difficiles à recycler, puisque biodégradables. Des solutions biosourcées élaborées dans le cadre du projet européen Biocompack.

"Comme les déchets posent un gros problème, surtout avec le plastique," indique Andrej Klinar, directeur des ventes chez Conditus, "je pense que c'est très positif du point de vue du respect de l'environnement que ces emballages soient jetés entièrement dans le compost et qu'ils se décomposent."

De la recherche à la vente

Dans l'Union européenne, les emballages en plastique et papier qui ne se recyclent pas représentent environ 32 millions de tonnes de déchets par an.

Biocompack veut changer la donne tout au long de la chaîne liée au conditionnement, de la recherche à la vente. Le projet dispose d'un budget total de 1,95 million d'euros dont 1,63 million financé dans le cadre de la politique européenne de cohésion.

Il implique dix instituts de recherche, organismes spécialisés dans le recyclage et industriels de six pays d'Europe centrale (Slovénie, Hongrie, Slovaquie, Italie, Croatie et Pologne).

Parmi les membres du cluster mis en place dans le cadre de Biocompack, une entreprise familiale hongroise appelée UgrinPack teste les prototypes d'emballage.

L'un des matériaux utilisés, le plastique biodégradable coûte cher, mais en l'associant au papier, on réduit le coût de ces conditionnements.

Opportunité environnementale et économique

Certains d'entre eux ont déjà servi auprès du grand public comme le souligne le PDG d'UgrinPack. "L'an dernier, nous avons convaincu des restaurants du Sziget Festival de participer à notre projet et de n'utiliser que des assiettes et des verres compostables," précise András Ugrin. "Nous les avons collectés après usage, puis avec la machine des membres de notre cluster, nous les avons hachés et préparés pour le compostage," explique-t-il.

András Ugrin est régulièrement en contact avec Andrej Kržan de l'Institut de chimie de Slovénie qui coordonne le projet. Il souligne l'importance de promouvoir les emballages biodégradables en Europe centrale.

"Cette partie de l'Europe dispose d'une grande expertise au niveau technique, mais aussi dans la production, mais elle utilise peu les produits durables, elle est en retard par rapport à l'ouest de l'Europe," indique Andrej Kržan.

"Donc nous voulions travailler à deux niveaux : encourager leur utilisation, mais aborder cela comme une opportunité économique en rassemblant cette expertise pour qu'elle devienne concrète," insiste-t-il.