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Roland-Garros : Shapovalov critique l'organisation du tournoi

L'espoir canadien Denis Shapovalov effectue un service face à Roberto Carballes, à Roland Garros, Paris, le 1er octobre 2020
L'espoir canadien Denis Shapovalov effectue un service face à Roberto Carballes, à Roland Garros, Paris, le 1er octobre 2020   -   Tous droits réservés  Christophe Ena/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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C'est une wild card bien utilisée : Clara Burel, 19 ans et 357e mondiale, a atteint jeudi le troisième tour de Roland-Garros où la présence tricolore est historiquement raréfiée, alors que Novak Djokovic a poursuivi son bonhomme de chemin.

Pour sa première participation au tableau principal des Internationaux de France, Burel a écarté avec autorité la Slovène Kaja Juvan (19 ans aussi mais 103e à la WTA) 7-6 (8-6), 6-2 pour accompagner Caroline Garcia au troisième tour. Sur les onze Françaises engagées, seules elles deux ont atteint ce stade, mais elles peuvent encore être rejointes par Fiona Ferro (49e) qui affronte en soirée la Kazakhe Elena Rybakina (18e).

Dans le tableau messieurs, seul Hugo Gaston (239e) défendra les chances françaises alors qu'ils étaient 18 au premier tour. Le jeune Toulousain de 20 ans affrontera vendredi le premier cador de sa carrière, en l'occurrence le lauréat de Roland-Garros 2015, Stan Wawrinka.

Clara Burel aurait pu être confrontée à Alizé Cornet (52e) pour assurer une présence tricolore en huitièmes de finale, mais la Niçoise de 30 ans n'a pas su passer l'obstacle Shuai Zhang (39e): la Chinoise s'est imposée 6-4, 7-6 (7/3) et c'est elle qui affrontera la Bretonne.

Ex-N.1 mondiale juniors, Burel revient d'une blessure à un poignet et franchit donc un nouveau cap dans la foulée de sa première victoire sur le circuit principal, obtenue à Strasbourg juste avant Roland-Garros sur l'Ukrainienne Kateryna Bondarenko.

Reine de la surprise

La journée porte d'Auteuil avait débuté par l'élimination précoce de la tête de série N.2 Karolina Pliskova. Il faut dire qu'elle était opposée à la reine de la surprise Jelena Ostapenko. Jusqu'à cette édition 2020, la Lettone (43e) a joué quatre tournois de Roland-Garros depuis 2016: elle a perdu à chaque fois au premier tour, sauf en 2017 où... elle a remporté le titre, son seul trophée du Grand Chelem à ce jour.

"C'est difficile de comparer parce que c'était il y a trois ans et que je n'avais peur de rien et que personne ne me connaissait. Maintenant, les joueuses savent de quoi je suis capable", a commenté la Lettone.

Dans le tableau masculin, sans jouer son meilleur tennis, Novak Djokovic a survolé son match du deuxième tour en effaçant le Lituanien Ricardas Berankis (66e) 6-1, 6-2, 6-2 en seulement 1h23. Comme au premier tour, le N.1 mondial n'a perdu que cinq jeux.

Shapovalov tacle l'organisation du tournoi

Si l'on ne s'attendait pas à ce que le Serbe éprouve de difficultés, en revanche la facile victoire de Stefanos Tsitsipas (6e) aux dépens de l'Uruguayen Pablo Cuevas (60e) était moins prévisible.

Le Grec de 22 ans, qui ne s'en était sorti que de justesse au premier tour après avoir été mené 2 sets à 0 par Jaume Munar (109e), n'a mis qu'une heure et demie à peine à balayer Cuevas 6-1, 6-4, 6-2.

"Je suis très satisfait de mon jeu, j'ai été très agressif dès le début du match, je voulais être à 100% présent. Je suis content d'avoir gagné en trois sets aujourd'hui après mon premier tour très compliqué", a commenté le finaliste de Hambourg dimanche (battu par Rublev).

Le gros match du jour, à faire applaudir les milliers de sièges vides du court Suzanne-Lenglen, a opposé le grand espoir canadien Denis Shapovalov (11e) à l'Espagnol Roberto Carballes (101e). Contre toute attente, c'est le second qui s'est imposé 7-5, 6-7 (5/7), 6-3, 3-6, 8-6 au terme d'un bras de fer de cinq heures.

Attendu pour un second match le jour même en double messieurs, le jeune canadien a vivement critiqué le calendrier du tournoi.

"C'est décevant. Vous êtes dans un Grand Chelem et je ne veux pas paraître pourri gâté, mais vous attendez au moins un peu d'aide du tournoi pour vous aider à rivaliser. Je veux dire, comment suis-je censé jouer les doubles maintenant après un match de cinq heures ? C'est aussi un premier tour, ils auraient pu mieux le programmer, ce n'est pas acceptable" a déploré Denis Shapovalov.

"Et la bulle aussi. Il n'y a pas de bulle, vous savez. Vous pouvez quitter l'hôtel, vous pouvez aller en ville, il n'y a pas de problème, personne ne vous arrête, donc New York a été bien mieux organisée" a-t-il lancé, en référence aux mesures prises pour lutter contre le Covid-19.