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Donald Trump s'en prend aux "stupides" détracteurs républicains

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Donald Trump s'en est pris avec virulence au sénateur républicain du Nebraska Ben Sasse
Donald Trump s'en est pris avec virulence au sénateur républicain du Nebraska Ben Sasse   -   Tous droits réservés  Photo : Lance Iversen (Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.)
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Donald Trump a appelé dimanche à l'unité des Républicains et a qualifié de "stupides" ceux qui, dans son camp, multiplient les critiques à son encontre à un peu plus de deux semaines de l'élection présidentielle du 3 novembre.

Le sénateur républicain du Nebraska dans le viseur de Trump

Trump dans le Nevada, son adversaire démocrate Joe Biden en Caroline du Nord : les deux candidats se sont rendus dimanche dans des Etats-clés de l'élection avant une semaine cruciale de campagne.

Comme en 2016, Donald Trump fait une campagne de terrain effrénée avec plusieurs déplacements par jour. Arrivé samedi soir à Las Vegas, il s'est mêlé à des centaines de fidèles dimanche dans une église évangélique de la ville. Peu pratiquant, le milliardaire a déposé plusieurs billets de 20 dollars dans la corbeille de dons.

Puis, à Carson City, la capitale du Nevada, Etat où il est devancé de cinq points par Joe Biden, Donald Trump s'en est pris avec virulence au sénateur républicain du Nebraska Ben Sasse.

Ce dernier a récemment accusé le président de "lécher le cul des dictateurs", de maltraiter les femmes et de profiter de ses fonctions à la Maison Blanche pour favoriser ses affaires personnelles.

"Des gens stupides"

"On a des gens stupides" au sein du Parti républicain, a lancé le président devant ses partisans. "On a ce type, Sasse, vous savez, qui essaye d'affirmer des choses... Les Républicains doivent rester plus unis", a-t-il ajouté.

Après avoir lui aussi participé à la messe à Wilmington, dans le Delaware, et s'être recueilli sur la tombe de son fils Beau, Joe Biden s'est rendu à Durham, en Caroline du Nord. Il a appelé ses partisans à ne pas attendre le 3 novembre pour voter, notamment l'électorat afro-américain sur qui il compte pour l'emporter dans cet Etat.

"Cette nation est assez forte pour affronter avec honnêteté le racisme systémique et offrir des rues sûres aux familles et aux petits commerces qui sont trop souvent les plus touchés par les pillages et les incendies", a-t-il lancé, rendant notamment hommage à George Floyd, un Afro-américain tué par un policier blanc fin mai à Minneapolis.

Sa mort avait provoqué des émeutes dans la ville et une vague historique de colère contre le racisme.

Alors que les deux candidats doivent se retrouver jeudi à Nashville pour le dernier débat présidentiel, le camp Trump a intensifié depuis quelques jours ses attaques contre M. Biden.

"Joe Biden est un homme politique corrompu, et tout le monde le sait", a affirmé dimanche le milliardaire sur Twitter.

"C'est incroyablement perturbant"

En meeting samedi dans le Michigan, un autre Etat crucial pour l'élection, il avait traité Joe Biden de "criminel" qui représentait "un risque pour la sécurité nationale".

Il s'en était aussi pris à la gouverneure démocrate de l'Etat, Gretchen Whitmer, qui a décrété des restrictions sévères pour lutter contre la pandémie de coronavirus, alors que la foule scandait : "Mettez-la en prison".

Mme Whitmer a été visée par un groupe d'extrême droite qui projetait de l'enlever et de la juger pour "trahison". Les individus ont été arrêtés la semaine dernière avant d'avoir pu mener à bien leur projet.

"C'est incroyablement perturbant" que le président "inspire, encourage et incite ce genre de terrorisme intérieur", a commenté dimanche sur NBC Gretchen Whitmer.

"Le président doit se rendre compte que les mots d'un président des Etats-Unis ont du poids", a déclaré sur ABC la cheffe des démocrate au Congrès, Nancy Pelosi.