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Le procès de l'ancien chef de l'ETA renvoyé aux 22 et 23 février

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Josu Ternera et son avocate au palais de justice de Paris, le 19 octobre 2020, Paris, France
Josu Ternera et son avocate au palais de justice de Paris, le 19 octobre 2020, Paris, France   -   Tous droits réservés  CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP or licensors
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Le procès de Josu Ternera, l'ancien chef de l'organisation séparatiste basque ETA, qui devait se tenir lundi et mardi devant la cour d'appel de Paris, a été renvoyé aux 22 et 23 février.

Josu Antonio Urrutikoetxea Bengoetxea de son vrai nom devait être jugé pour "association de malfaiteurs terroristes" en raison de son appartenance à l'ETA entre 2002 et 2005.

Il doit par ailleurs comparaître jeudi et vendredi dans un deuxième procès, cette fois devant le tribunal judiciaire de Paris, pour son rôle présumé au sein de l'appareil politique de l'organisation séparatiste basque entre 2010 et 2013.

Josu Ternera, 69 ans, est apparu lundi devant la cour d'appel le visage émacié, vêtu de noir. Entré dans la clandestinité en 2002, il a été arrêté en mai 2019 sur le parking d'un hôpital français des Alpes, où il se rendait pour être soigné. Assigné à résidence sous bracelet électronique le 30 juillet, il comparaissait libre.

Dans le dossier qui devait être jugé lundi et mardi, Josu Ternera a été condamné en 2010 à cinq ans de prison en première instance puis sept ans en appel. Comme ces peines ont été prononcées en son absence, il a pu demander à être rejugé en personne.

Ses empreintes et celles de son fils avaient été retrouvées en 2002 dans des caches de l'ETA à Lourdes (Hautes-Pyrénées) et Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), ainsi que dans un véhicule.

A la période visée par le procès, Josu Urrutikoetxea préparait des pourparlers de paix à Genève, fait valoir sa défense, qui a fait citer plusieurs acteurs de l'époque, notamment l'ancien secrétaire général d'Interpol Raymond Kendall ou encore Jesus Eguiguren, responsable socialiste basque.

Mais le procès a été renvoyé car ces témoins qui se trouvent pour certains à l'étranger n'ont pas été contactés par le parquet et n'étaient donc pas présents à l'audience.

Laurent Pasquet-Marinacce, l'avocat de l'ex-chef de l'ETA, a comparé auprès de l'AFP ce procès à "une tartufferie": "D'un côté, il a été encouragé à prendre part aux négociations de paix et de l'autre, on le poursuit parce qu'il a pris part à ces négociations".

Josu Urrutikoetxea a été désigné en 1999 comme l'un des trois négociateurs dans le processus de paix finalement avorté. C'est lui qui, le 3 mai 2018, a annoncé la dissolution de l'organisation.

Créée en 1959 sous la dictature de Franco, l'ETA est accusée d'avoir tué au moins 853 personnes durant quatre décennies de violence au nom de l'indépendance du Pays Basque.