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Assassinat de Samuel Paty : 7 personnes, dont 2 collégiens, déférées devant la justice

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Tapis de fleurs devant le collège du Bois d'Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine, en hommage à Samuel Paty, le 19 octobre 2020
Tapis de fleurs devant le collège du Bois d'Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine, en hommage à Samuel Paty, le 19 octobre 2020   -   Tous droits réservés  ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP
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L'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty, le professeur français du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines en région parisienne, a franchi une étape. 7 personnes, dont 2 mineurs, ont étédéférées devant la justice. En revanche, les gardes à vue de 9 autres personnes interpellées après l'attentat ont été levées ; elles ne sont pas poursuivies.

Une information judiciaire a été ouverte ce 21 octobre pour "complicité d'assassinat" et "_tentative d'assassinats" _sur les forces de l'ordre "en relation avec une entreprise terroriste", ainsi que pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a indiqué le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard.

Un islamiste, deux ados, un père de collégien...

Parmi les suspects entendus se trouve le sulfureux prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui(en photo ci-dessous), qui avait mis de l'huile sur le feu en incitant certains parents musulmans à protester contre l'enseignant parce qu'il avait montré à ses élèves, entre autres, des caricatures du prophète Mahomet durant un cours sur la liberté d'expression ; c'était le 5 octobre dernier.

Le père de l'un des collégiens a d'ailleurs été également convoqué dans le bureau du juge. Les enquêteurs ont notamment découvert qu'il avait échangé des messages avec le bourreau du professeur grâce à l'application WhatsApp.

Deux adolescents de l'établissement scolaire ont été aussidéférés devant la justice : ils sont accusés d'avoir aidé le tueur, Abdoullakh Anzorov, un jeune réfugié tchétchène de 18 ans, à identifier le professeur qui a été décapité, en recevant en échange quelques centaines d'euros.

Les trois dernières personnes présentées au juge sont des amis du terroriste qui s'étaient spontanément rendus à la police après l'attaque, vendredi soir dernier au commissariat d'Evreux. Certaines sources indiquent que l'un d'entre eux aurait accompagné le Tchéchène pour acheter l'arme blanche qui a servi à l'horrible assassinat. Un autre aurait transporté l'assaillant.

La Légion d'honneur à titre posthume

Le président Emmanuel Macron a de nouveau promis d'accélérer l'action gouvernementale contre les milieux islamistes implantés en France. Il a notamment annoncé la dissolution du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine, qui a été entérinée dès ce mercredi. La mosquée de Pantin, située dans le département de Seine-Saint-Denis, doit pour sa part être fermée ; les autorités reprochent à ses responsables d'avoir diffusé sur la page Facebook du site religieux une vidéo dénonçant l'enseignant.

Le chef de l'Etat préside la cérémonie d'hommage national à Samuel Paty ce soir dans la cour de l'emblématique université parisienne de la Sorbonne. 400 personnes y assistent, dont une centaine d'élèves qui étudient dans des établissements d'Île-de-France. Peu avant le rassemblement, Emmanuel Macron doit remettre la Légion d'honneur à titre posthume au professeur qui avait 47 ans, en présence de sa famille.

De nouveaux hommages ponctuels se sont déjà déroulés tout au long de la journée de mardi. Une marche blanche a notamment rassemblé des milliers de Français profondément émus sur les lieux du drame, à Conflans-Sainte-Honorine. Et (ci-dessus) les députés se sont retrouvés sur les marches de l'Assemblée nationale pour observer une minute de silence.