DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

L'ONU s'inquiète de la situation des droits de l'Homme au Bélarus

euronews_icons_loading
Arrestation de manifestants à Minsk, le 29/11/2020
Arrestation de manifestants à Minsk, le 29/11/2020   -   Tous droits réservés  STRINGER/AFP or licensors
Taille du texte Aa Aa

L'ONU s'inquiète de la situation des droits de l'Homme au Bélarus. Le pays est le théâtre, depuis le mois d'août, d'un soulèvement populaire pour s'opposer la réélection du président Alexandre Loukachenko.

La Haute-commissaire des Nations Unies au droit de l'Homme s'est exprimée ce vendredi à Genève, pour dénoncer la répression des manifestants.

Il est urgent que le gouvernement du Bélarus mette un terme aux violations des droits de l'homme en cours. En particulier, j'appelle le gouvernement à libérer immédiatement toutes les personnes détenues illégalement ou arbitrairement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d'expression, de manifestation pacifique.
Michelle Bachelet
Haute-Commissaire aux droits de l'Homme

"Une vie normale"

Ces remarques n'ont pas été du goût de l'ambassadeur du Bélarus auprès de la représentation des Nations Unies à Genève. Il a dénoncé une "ingérence" dans les affaires intérieures de son pays, où, selon lui, tout va très bien.

Au Bélarus, la plupart des gens poursuivent leur vie normale, le gouvernement fonctionne, tout comme les usines et les bureaux. Il n'y a pas de famine, pas de guerre et pas de menaces pour nos voisins.
Yury Ambrazevich
Représentant permanent du Bélarus auprès des Nations Unies

La situation au Bélarus avait déjà été au centre d'un débat au Conseil des droits de l'homme en septembre. D'après l'ONU, les choses n'ont fait qu'empirer depuis.

Le représentant du Bélarus a, lui, estimé qu'en fait, le mouvement anti-Loukachenko était en perte de vitesse.

Les manifestations du dimanche

Les manifestants ont pour habitude de se rassembler le dimanche dans les rues de Minsk.

Leur nouvelle stratégie, c'est de multiplier les défilés dans les quartiers, pour rendre plus difficile l'action de la police anti-émeute.