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Le chef de la mission de l'UE en Libye fait un bilan d'étape

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Par Romain Mazenod
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Commander of the Irini Operation in Libya Fabio Agostini
Commander of the Irini Operation in Libya Fabio Agostini   -   Tous droits réservés  Euronews
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L'opération Irini est la seule intervention de l'Union européenne en Libye, un pays déchiré par dix ans de guerre civile. Sa principale tâche consiste à mettre en place l'embargo sur les armes décidé par les Nations Unies à travers l'usage de moyens aériens, satellitaires et marins. Nous avons rencontré le chef de l'opération, l'amiral Fabio Agostini.

Efi Koutsokosta, Euronews : "Est-ce que vous allez jouer un rôle dans le processus de cessez-le-feu ?"

Fabio Agostini, commandant de l'opération Irini : "La Libye est dans une phase cruciale aujourd'hui. Un gouvernement de transition devrait être établi dans les prochains jours. Nous surveillons ce qui se passe en mer, dans les airs et au sol. Nous sommes prêts à toute sorte de soutien que pourraient nous apporter la communauté internationale, les parties belligérantes et les États-membres de l'Union. Nous sommes prêts."

Efi Koutsokosta, Euronews : "En dépit des moyens déployés, beaucoup crtiquent le fait que des armes entrent encore dans le pays. Qu'est-ce que vous répondez ?"

Fabio Agostini : "Jusqu'à maintenant, nous avons inspecté six navires. Nous surveillons environ 2000 navires en tout, 150 vols et nous avons envoyé 20 rapports à l'ONU et au panel d'experts sur une activité possiblement illicite en Libye. Donc nos résultats ne sont pas minces compte tenu de notre courte période d'activité."

Efi Koutsokosta : "Diriez-vous que vous aidez aussi à arrêter la migration illégale entre la Libye et l'Europe ?"

Fabio Agostini : "Je pense que le meilleur moyen de stopper l'immigration illégale, de contribuer à démanteler le modèle de trafic humain, c'est de former les gardes-côtes libyens, la marine, parce que nous avons besoin qu'ils soient plus autonomes pour s'occuper des questions de sécurité dans leurs eaux territoriales. Malheureusement, en ce moment, en raison de la paralysie politique, notre tâche n'a pas encore démarré. Mais nous sommes confiants sur le fait que dans un avenir proche, l'évolution de la situation en Libye nous permettra d'obtenir des résultats même dans ce domaine."

Efi Koutsokosta : "Est-ce que les troupes étrangères devraient quitter la Libye pour aider la transition et la situation nouvelle dans la région ?"

Fabio Agostini : "Il y a beaucoup de problèmes pour arriver à un Libye stable et apaisée. Bien sûr, la présence de troupes étrangères mais aussi, en particulier, je dirais la présence de mercenaires ou de forces armées illégales ou illicites font partie des problèmes à régler."

Journaliste • Romain Mazenod

Video editor • Romain Mazenod