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L’Union européenne envisage toutes les options avec la Turquie

Par Efi Koutsokosta  & Euronews
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L’Union européenne envisage toutes les options avec la Turquie
Tous droits réservés  STEPHANIE LECOCQ/AFP
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L’Union européenne cherche à calmer les tensions avec la Turquie. Les 27 disent vouloir construire un agenda positif afin d’éviter des sanctions contre Ankara.

Les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, Ursula von der Leyen et Charles Michel, ont tenu un sommet virtuel restreint avec le dirigeant turc, Recep Tayyip Erdogan, pour évoquer cette question. L’UE dit observer un changement de ton et d’attitude depuis le début de l’année de la part des autorité turques. La Turquie a mis un terme à ses provocations en Méditerranée orientale mais la prudence reste de mise pour les Etats membres.

Des tensions subsistent comme par exemple concernant les tentatives du pouvoir turc de réduire au silence ses opposants politiques comme le Parti démocratique des peuples. Pour le chercheur de Carnegie Europe, Marc Pierini, il faut analyser la stratégie européenne de la Turquie sous un angle de politique intérieure. "L’économie se dégrade, les sondages sont mauvais et ce que l’on voit maintenant c’est une offensive à tout va contre les opposants", explique-t-il.

Marc Pierini souligne le paradoxe actuel en Turquie d’un point de vue européen. "Il y a un plan pour les droits de l’homme du président turc le 2 mars. Il y a une invitation pour travailler avec la Turquie et la Syrie le 15 mars. Mais tout ce qui se passe sur le terrain va dans la direction opposée", ajoute l’ancien ambassadeur de l’UE en Turquie.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union se pencheront la semaine prochaine lors du sommet sur un rapport concernant l’ensemble des relations avec les autorités turques.

Selon différentes sources ce document devrait présenter des avertissements et des encouragements. Les 27 pourraient ainsi renouveler l’accord migratoire avec Ankara et surtout confirmer le soutien financier associé à ce dispositif. Ils pourraient proposer une modernisation de l’union douanière. Toutefois ces propositions seraient assorties de conditions et surtout de sanctions si la Turquie devait manquer à ses engagements.