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Guetta au sommet de Burj Al Arab : "C'est ma vie de faire danser les gens"

Par Euronews
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David Guetta
David Guetta   -   Tous droits réservés  euronews   -   Credit: Dubai
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Jane Witherspoon : David, merci beaucoup d’être avec nous devant cette vue incroyable. Racontez-moi la genèse de ce projet ?

David Guetta, DJ : Ce projet s’appelle “United at home”. J’ai commencé à Miami, puis à New York et à Paris devant le musée du Louvre et maintenant devant cette vue incroyable, dans cet endroit extraordinaire. L’idée est de récolter des fonds pour les personnes qui souffrent à cause du Covid, mais aussi de m’amuser et de divertir les gens. Parce que, ne l’oublions pas, les gens ont toujours besoin d’être divertis. Et c’est pour cette raison je crois que le succès est au rendez-vous.

JW : A quel point est-ce important de garder vivante l’industrie du spectacle ? Vous devez inventer j’imagine de nouvelles façons de travailler ?

DG : Oui absolument. Ça a été un défi pour moi au début, parce que je suis tellement habitué à avoir de vraies personnes en face de moi, mais grâce aux retours que j’ai eu des spectacles précédents, j’ai pu réaliser l’espoir que nous avions transmis et à quel point les gens ont apprécié ces spectacles. Donc maintenant j’imagine les gens et je comprends comment cela fonctionne. Je crois que ce spectacle-là va être parmi les plus impressionnants car la production est vraiment folle. Avec la production, c’est vraiment énorme.

JW : Dans quel sens l’industrie du spectacle devra-t-elle s’orienter pour aller de l’avant ? Comment allons-nous nous adapter et changer pour que le succès soit au rendez-vous ?

DG : J’espère qu’on n’aura pas à s’adapter parce qu’on sera tous bientôt vaccinés et que je pourrai de nouveau avoir des concerts réels. Mais je crois qu’aujourd’hui c’est la seule possibilité que nous avons. A l’avenir ça restera une option possible. Je parle avec beaucoup de gens de spectacles virtuels. Ils se développent beaucoup. C’est intéressant et vous savez j’ai des enfants… ils se retrouvent entre amis autour des jeux vidéos. Ils jouent aux jeux vidéos avec leurs casques et parlent à leurs amis. Cela m’a beaucoup fait réfléchir sur les générations à venir.

JW : Vous faites référence aux campagnes de vaccinations. Vous avez été très loquace sur le fait d’être anti "antivax". Pourquoi est-il important selon vous que les gens se fassent vacciner dans le climat actuel ?

DG : Je ne vois pas d’autre choix, pour être honnête, et je me sens très chanceux parce que je suis à Dubaï et que j’ai pu le faire. Je me suis fait vacciner. C’est un choix très personnel. Je n’essaie pas de forcer les gens à faire ce qu’ils ne veulent pas faire mais je ne vois pas d’autre choix pour le monde. Qu’allons-nous faire ? Que pouvons-nous faire d’autre ? Nous ne pouvons pas rester comme ça éternellement et laisser l’économie mourir et détruire le monde. Et je suis Français, un pays de révolution, l’un des pays avec le plus de résistance. Et je vois que les chiffres changent et que de plus en plus de gens veulent se faire vacciner, ce qui est une bonne chose selon moi.

JW : Vous avez enregistré “Let’s Love avec Sia pendant le confinement. Comment était-ce de créer de la musique pendant cette période ? Et en quoi le confinement vous a-t-il affecté ?

DG : Comme pour tout un chacun évidemment ce n’était pas une bonne chose. Mais en même temps, j’essaie de tirer le meilleur de chaque situation. Et je dois dire que d’un point de vue créatif ce fut très bien. Et c’est toujours très bien parce que je passe plus de temps chez moi et moins dans les avions. Et cela me permet d’avoir plus de temps pour faire de la musique.

JW :Vous êtes né à Paris mais vous êtes chez vous à Dubaï depuis quelques temps. Cet endroit est très spécial pour vous. Pourquoi aimez-vous autant Dubaï ?

DG : Honnêtement, en ce moment c’est sûrement le meilleur endroit au monde et c’est toujours vivant. C’est l’endroit le plus sûr que je ne n’ai jamais vu. C’est chouette et au sujet du Covid ils ont bien réagi donc j’espère que les choses vont rester ainsi à l’avenir. Jusqu’à présent ils ont maintenu une belle vie sociale ainsi que la sécurité. Donc c’est un bon équilibre.

Je crois que quand tout cela sera terminé ça sera la plus grande fête de tous les temps.
David Guetta
DJ

JW : Vous êtes connu dans le monde entier comme le grand-père de la musique électronique pour danser. Vous êtes moins que le grand-père ?

DG : Je déteste cela parce que quelqu’un a parlé de moi comme le Dieu de la dance et je ne sais pas comment ça s’est transformé en grand-père. Suis-je vraiment si vieux ? Pourquoi pas ? Mais j’ai consacré ma vie à la musique. Du funk, à la house, au hip-hop à la musique électronique ; alors appelez ça comme vous voulez. C’est ma vie de faire danser les gens.

JW : Mais vous avez commencé dans des boîtes de nuit parisiennes en tant que DJ et ensuite vous avez utilisé vos compétences pour sortir des disques dans le monde entier. Quel a été le plus gros changement selon vous dans l’industrie depuis le bon vieux temps ?

DG : Waou. C’est un changement énorme. Quand j’ai commencé, il n’y avait pas de DJ connu, ça n’existait pas. Je ne pouvais donc pas imaginer qu’un jour nous vendrions des tickets à notre nom et encore moins imaginer pouvoir remplir un stade, c’était impossible à imaginer.

JW : Que réserve l’avenir ?

DG : Oui, je pense à l’avenir. Comme je le disais, je crois que tout ce qui a trait à la réalité virtuelle est très intéressant. Et par-dessus tout, je crois que quand tout cela sera terminé ça sera la plus grande fête de tous les temps. Donc je suis prêt à repartir sur la route, reprendre les spectacles, chaque jour, parce que tout cela me manque trop.

JW : Nous avons hâte de vous voir en tête d’affiche de la fête de toutes les fêtes et sommes impatients de voir votre performance ici au sommet de la tour Bourj Al Arab.