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Tir de missiles nord-coréens dans la mer du Japon, la condamnation américaine

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Photo fournie par le gouvernement nord-coréen d'un tir d'essai d'un nouveau type de projectile tactique guidé
Photo fournie par le gouvernement nord-coréen d'un tir d'essai d'un nouveau type de projectile tactique guidé   -   Tous droits réservés  朝鮮通信社/KCNA via KNS
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La Corée du Nord a procédé au tir de deux missiles dans la mer du Japon.

Pyongyang a évité toute référence à des missiles balistiques en annonçant avoir procédé au test d'un nouveau modèle de "projectile tactique guidé" , je cite, "d'une grande importance pour améliorer les capacités militaires du pays."

Selon l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA, l'engin a emporté deux tonnes et demi de charge utile et parcouru 600 km.

Jeudi, après avoir été rapporté par l'état-major sud-coréen sans précision sur la nature des projectiles, le test avait été confirmé par le Premier ministre japonais Yoshihide Suga, qui avait, lui, déclaré qu'il s'agissait de "deux missiles balistiques". Si tel est le cas, la Corée du Nord aurait encore violé les résolutions de l'ONU.

A la demande de Washington, le comité de sanctions de l'ONU s'est réuni ce vendredi matin en urgence à huis clos pour discuter de ces derniers essais de missiles.

Le président américain Joe Biden n'a pas hésité à déclarer que la résolution 1718 du Conseil de sécurité avait bien été "violée par ces missiles qui ont été testés".

"Si la Corée du Nord choisit l'escalade, nous répondrons en conséquence"

Joe Biden a également ajouté que les États-Unis étaient prêts à une certaine forme de diplomatie, mais qu'elle doit être conditionnée à l'objectif à atteindre, à savoir la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Sous la présidence de Donald Trump, les relations s'étaient traduites par des échanges d'insultes et de menaces de guerre nucléaire avec Kim Jong Un, puis à une extraordinaire lune de miel diplomatique marquée par les sommets historiques de Singapour et de Hanoï entre les deux dirigeants.

Ces relations n'avaient toutefois pas conduit à des avancées vers une dénucléarisation. Le sommet de Hanoï en février 2019 avait échoué sur la question de l'allègement des sanctions réclamé par Pyongyang en échange d'éventuelles mesures de désarmement.

Les tirs de jeudi "signalent le début d'une pression de Pyongyang sur Washington pour des discussions sur le nucléaire", a commenté auprès de l'AFP Yoo Ho-yeol, professeur émérite d'études nord-coréennes à l'Université de Corée.

Des responsables américains ont déclaré que l'administration Biden avait tenté depuis mi-février, en vain, d'entrer en contact avec Pyongyang.