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Jordanie : le Prince Hamza, demi-frère du roi, accusé de complot

Par Romain Mazenod  & euronews avec AFP
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Jordanie : le Prince Hamza, demi-frère du roi, accusé de complot
Tous droits réservés  Yousef Allan/AP
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Stupeur en Jordanie après l'assignation à résidence de l'ancien héritier du royaume.

Le Prince Hamza, demi-frère du roi Abdallah II est accusé d'avoir voulu déstabiliser le régime et d'avoir porté atteinte à la sécurité du pays. Une quinzaine d'autres personnes proches du pouvoir ont également été arrêtées. C'est le ministre des affaires étrangères et vice-Premier ministre Aymane Safadi qui a annoncé la nouvelle dimanche.

"Le directeur de cabinet a rencontré son Altesse le Prince Hamzah pour lui demander d'arrêter toutes ses activités et tous ses mouvements qui menacent la Jordanie et sa stabilité. M ais son Altesse n'a pas répondu et a réagi négativement à cette demande, en ignorant les intérêts de la Jordanie et de son peuple", a t-il précisé.

Le vice-premier ministre accuse également le Prince de collusion avec une puissance étrangère, sans préciser laquelle.

"Corruption" et "incompétence"

Dans une vidéo transmise à la BBC par son avocat, le prince Hamza affirme de son côté que le chef d'état-major de l'armée lui a signifié qu'il n'était "pas autorisé à sortir" de chez lui. Il a nié avoir pris part à un complot, accusant les autorités jordaniennes de "corruption" et d'"incompétence", une attaque en règle sans précédent.

Devenu prince héritier lorsqu'Abdallah II a accédé au trône en 1999, il s'est vu retirer ce titre en 2004 au profit du fils aîné du souverain, Hussein.

Le prince Hamza n'obéira pas aux "ordres"

Dans un autre enregistrement audio diffusé dans la nuit de dimanche à lundi, le prince Hamza affirme qu'il n'obéira pas aux ordres.

"C'est sûr que je n'obéirai pas (aux ordres du chef d'état-major, le général Youssef Huneiti) quand il me dit que je ne suis pas autorisé à sortir, à tweeter, à communiquer avec les gens et que je suis seulement autorisé à voir ma famille", dit-il dans cet enregistrement où il s'adresse par téléphone à un interlocuteur.

Dès que cette tentative de déstabilisation a été connue, les États-Unis, le Royaume-Uni et des puissances régionales telles que l'Égypte, la Turquie et l'Arabie saoudite ont apporté leur soutien à Abdallah II. La Jordanie est un allié clé des puissances occidentales et un pays habituellement stable au cœur d'une région sous tensions.

Journaliste • Romain Mazenod

Video editor • Romain Mazenod