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Un souffle nouveau sur le partenariat transatlantique

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Par Stefan Grobe  & Euronews
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Un souffle nouveau sur le partenariat transatlantique
Tous droits réservés  BRENDAN SMIALOWSKI/AFP or licensors

Les sourires étaient sur tous les visages pour la visite à Bruxelles du président américain. Joe Biden a rencontré les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen. L'atmosphère générale était au soulagement et à la satisfaction.

"Il était heureux d'entendre de la part des Etats-Unis que l'Union européenne n'était pas une menace pour la sécurité nationale", s’est félicitée la présidente de la Commission Ursula von der Leyen. Le président du Conseil européen, Charles Michel, a insisté sur l’implication de Washington. "Le président Biden a affirmé que l'Amérique est de retour sur la scène internationale. Nous prenons au mot cet engagement, nous nous réjouissons que les Etats-Unis soient de retour. Nous nous réjouissons aussi du travail concret, intense, dense, que nous avons pu avoir aujourd'hui", précise le responsable belge.

Ce sommet a permis de progresser sur plusieurs dossiers comme le conflit sur les subventions illégales accordées à Airbus et Boeing. Toutes les divergences ne sont pas réglées pour autant. La question des droits de douane américains sur l'acier et l’aluminium européen, décidés par l’ancien président Donald Trump, est toujours en suspens. Pendant le sommet Euronews a pu interroger la secrétaire américaine au Commerce, Gina Raimondo, sur ce dossier et d'autres.

Euronews :

Quelle était l'atmosphère pendant ce sommet ?

Gina Raimondo :

C'était un mélange de soulagement, j'ai eu le sentiment d'un soulagement des Européens d'avoir ici le président Joe Biden et de voir que l'Amérique qu'ils connaissent et qu'ils apprécient est de retour. Il y a beaucoup d'optimisme, optimisme pour nous amis de longue date, de se retrouver à la table des négociations pour travailler ensemble, pour partager des valeurs communes et pour résoudre des problèmes ensemble.

Euronews :

Donald Trump a imposé des taxes sur les importations d'acier et d'aluminium européen. Pourquoi est-il si difficile de les supprimer ainsi que les mesures de rétorsion européennes?

Gina Raimondo :

Le vrai problème ce n'est pas l'Union européenne en soi, c'est la Chine et sa surproduction d'acier et d'aluminium chers et sales qui inonde nos marchés et qui se répercute aux Etats-Unis ce qui menace notre industrie de l'acier et nos travailleurs, or c'est vital. Cela étant dit j'ai eu une série de réunions et je suis optimiste sur le fait que nous pouvons travailler ensemble pour trouver une solution.

Euronews :

L'une des avancées du sommet est le lancement d'un conseil commun du commerce et de la technologie. Quel est l'objectif de cet organisme?

Gina Raimondo :

Au lieu d'évoquer la cybersécurité, les semi-conducteurs, l'intelligence artificielle ou la vie privée, l'idée est de les considérer comme un ensemble ce qui sera plus efficace. Honnêtement cela ne sera pas facile. Nous n'allons pas nous entendre sur tout. Mais le fait de les évoquer dans ce forum où nous pouvons avoir un œil sur le prix des valeurs que nous partageons, nous permettra, je pense, de travailler sur ces questions qui sont dans notre intérêt mutuel.

Euronews :

On ne peut pas parler de commerce sans évoquer la Chine. Quelle est la stratégie commune pour répondre la politique agressive chinoise?

Gina Raimondo :

Ensemble avec l'Europe, nous devons écrire les règles de conduite. Nous devons écrire ensemble les règles de conduite relatives aux technologies émergentes. Nous devons nous assurer que nous pouvons compter sur les uns et les autres pour l'approvisionnement de semi-conducteurs par exemple. La vraie stratégie est d'avoir une Amérique forte et une Union européenne forte, une industrie et des entreprises américaines fortes et il faut la même chose en Europe.