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L'UE officialise les sanctions économiques ciblées contre le Bélarus

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Par euronews avec AFP
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L'UE officialise les sanctions économiques ciblées contre le Bélarus
Tous droits réservés  SERGEI GRITS/AP2009
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C'est désormais officialisé par le Conseil de l'Union européenne : les Européens imposent des sanctions contre le Bélarus, en représailles au déroutement d'un avion de la compagnie Ryanair reliant Athènes à Vilnius, pour arrêter un opposant politique.

L'Union européenne a décidé de taper là où cela fait mal, en imposant _"des restrictions sur le commerce d'engrais potassiques, du pétrole, et de produits du tabac" ;_des secteurs clé de l'économie bélarusse.

L'UE "restreint aussi l'accès du pays à ses marchés des capitaux" et il est interdit de vendre directement ou indirectement des "équipements technologiques ou des logiciels qui peuvent servir à la surveillance ou l'interception des communications", ou qui peuvent être destinés à "un usage militaire".

Ces sanctions économiques s'ajoutent à l'interdiction de vol dans l'UE pour les compagnies aériennes du Bélarus et aux sanctions individuelles déjà décidées. Bruxelles a d'ailleurs ajouté 78 nouveaux noms à sa liste noire, qui compte désormais 166 personnes, dont le président Alexandre Loukachenko et deux de ses fils, ainsi que quinze entités liées au régime.

Début du procès du mari de la cheffe de l'opposition

L'entrée en vigueur de ces sanctions, jugées par Minsk "contre-productives" et "nuisibles aux intérêts des citoyens", coïncident avec le début, ce jeudi, du procès de plusieurs figures de l'opposition bélarusse, qui se déroule à huis-clos dans une prison du sud-est du pays.

Parmi eux, figure le blogueur Sergueï Tikhanovski, époux de Svetlana Tikhanovskaïa, leader de l'opposition et ex-candidate à la présidentielle en exil. Sergueï Tikhanovski était devenu populaire grâce à ces vidéos dénonçant la corruption et le président Alexandre Loukachenko qu'il comparait à un "cafard".Il est poursuivi pour "préparation de désordre de masse" et "incitation à la haine", et risque jusqu'à 15 ans de prison.

Parallèlement, une audience se tient, elle aussi à huis-clos, ce jeudi, à Minsk, pour classer un média bélarusse indépendant très populaire nommé Tut.by comme "extrémiste". Le site est déjà bloqué depuis le mois de mai par les autorités et quinze de ses employés sont en prison, accusés de fraudes fiscales.

Des faits qui peuvent interroger sur l'efficacité que peuvent avoir les sanctions économiques européennes à long terme, au vu de la détermination du pouvoir à poursuivre la répression.