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L'UE débloque 40 millions d'euros pour les producteurs de vin français

Un employé stocke des vins français dans un magasin Pennsylvania Fine Wine & Good Spirits à Flourtown, en Pennsylvanie, le jeudi 13 mars 2025. (AP Photo/Matt Rourke)
Un employé stocke des vins français dans un magasin Pennsylvania Fine Wine & Good Spirits à Flourtown, en Pennsylvanie, le jeudi 13 mars 2025. (AP Photo/Matt Rourke) Tous droits réservés  AP Photo
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Par Jeremiah Fisayo-Bambi
Publié le Mis à jour
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L'année dernière, la valeur des exportations françaises de vins et spiritueux a chuté de 8 % pour s’établir à 14,3 milliards d’euros, un coup dur pour l'un des secteurs les plus emblématique du pays.

L'Union européenne (UE) va débloquer 40 millions d'euros pour aider les viticulteurs français, confrontés aux droits de douane imposés par les États-Unis et pour les aider à faire face à la baisse de la demande.

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Une annonce réalisée, ce mercredi 25 février, par le commissaire européen à l'Agriculture, Christophe Hansen, avant sa venue au salon de l'Agriculture. Selon lui, ce fonds contribuera grandement à "stabiliser les prix".

Il a ensuite expliqué que le financement d'urgence contribuera à la distillation des excédents invendus, car la surproduction pèse sur la célèbre mais chancelante industrie vinicole française. Les excédents de vin sont souvent transformés en alcool éthanol, qui peut ensuite être utilisé à des fins industrielles.

"Pour le secteur du vin, nous avons débloqué 40 millions d'euros de la réserve agricole, notamment pour permettre à la France de procéder à une distillation de crise, ce qui permettra de retirer des volumes du marché et contribuera à stabiliser les prix", a déclaré Christophe Hansen.

"Cette mesure vient s'ajouter au paquet "vin" que nous venons d'adopter et qui autorise des mesures telles que l'arrachage de vignes et la commercialisation de vins à 0 % d'alcool ou à teneur réduite en alcool", a-t-il ajouté.

Le comportement des consommateurs évolue

Le fonds débloqué par l'Union européenne intervient alors que la demande de boissons alcoolisées est en baisse, les jeunes buvant moins et cherchant à adopter un mode de vie plus sain.

L'année dernière, la valeur des exportations françaises de vins et spiritueux a chuté de 8 % pour s'établir à 14,3 milliards d’euros, contre 17,2 milliards en 2022, un coup dur pour l'un des secteurs les plus emblématiques du pays.

L'aide, qui n'a pas encore été officiellement mise en place, s'ajoute à un fonds de 130 millions d'euros mis en place par Paris pour offrir aux propriétaires déficitaires des subventions pour l'arrachage de leurs vignes. Elle fait également suite à une série de mesures adoptées par l'Union européenne cette semaine pour soutenir les viticulteurs européens.

Des vins français sont présentés dans un restaurant Pennsylvania Fine Wine & Good Spirits à Flourtown, en Pennsylvanie, le jeudi 13 mars 2025. (AP Photo/Matt Rourke)
Des vins français sont présentés dans un magasin Pennsylvania Fine Wine & Good Spirits à Flourtown, en Pennsylvanie, le jeudi 13 mars 2025. (AP Photo/Matt Rourke) AP Photo

Certaines de ces mesures consistent à réduire les normes d'étiquetage et à normaliser les termes utilisés, par exemple en remplaçant "alcool léger" par "alcool réduit" et en désignant comme "sans alcool" les boissons qui contiennent moins de 0,5 % d'alcool.

Selon Christophe Hansen, "le comportement des consommateurs a changé" et "le secteur doit s'adapter à cette nouvelle demande". Il n'y a pas de "solution miracle", a-t-il ajouté. "Les viticulteurs européens ont tout à gagner d'un accord commercial récemment conclu avec l'Inde, qui réduirait considérablement les droits d'importation. Nous bénéficierons de meilleures conditions que des concurrents comme l'Australie et le Royaume-Uni sur ce marché", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Christophe Hansen a également défendu le travail de la Commission européenne en faveur des agriculteurs, qui figurent depuis longtemps parmi les critiques les plus virulents de Bruxelles.

"Le secteur est sous pression pour de nombreuses raisons", a déclaré le commissaire européen à l'agriculture, citant les maladies animales, les tensions commerciales et les bas prix qui affectent les agriculteurs de l'Union européenne des 27. "La colère est compréhensible, mais la colère n'est pas la solution", a déclaré le responsable de l'agriculture de l'Union européenne.

Sources additionnelles • AFP, AP

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