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Crise migratoire aux États-Unis : départ des migrants Haïtiens de la frontière mexicano-américaine

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Par Euronews avec AFP
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Crise migratoire aux États-Unis : départ des migrants Haïtiens de la frontière mexicano-américaine
Tous droits réservés  Julio Cortez/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Presque tous les migrants pour la plupart haïtiens qui s'étaient rassemblés des deux côtés de la frontière américano-mexicaine ont quitté leurs camps de fortune, mettant fin à une impasse qui avait provoqué une crise frontalière majeure pour l'administration Biden.

Après avoir échoué à rentrer aux États-Unis, tous les migrants, dont de nombreux Haïtiens, qui se massaient de part et d'autre de la frontière américano-mexicaine ont quitté leurs campements de fortune, selon le gouvernement américain qui précise qu'il n'y a "plus de migrants dans le campement sous le pont" de la ville de Del Rio, au Texas, qui a compté jusqu'à 15 000 personnes en fin de semaine dernière.

Les derniers migrants qui campaient depuis une semaine à Ciudad Acuña, à la frontière nord du Mexique, ont été relogés dans des centres d'hébergements dans la capitale Mexico.

"Ici, nous nous sentons vraiment chez nous parce que les gens nous soutiennent", explique Wenchen Elius, ouvrier du bâtiment en exil arrivé en centre d'hébergement. "Les gens ici nous font sentir que nous sommes vraiment importants au Mexique. C'est le plus important et ce que nous voulons ressentir. C'est pourquoi ma famille et moi avons choisi de rester ici, au Mexique."

8 000 retours volontaires au Mexique

Côté américain, environ 2 000 personnes ont été expulsées par avion vers Haïti, et 12 400 ont pu quitter le site et devront se présenter à un juge de l'immigration pour défendre leur demande d'asile, a précisé le ministre américain de la Sécurité intérieure Alejandro Mayork. "Beaucoup seront renvoyés à Haïti", a-t-il ajouté.

8 000 d'entre eux sont retournées volontairement au Mexique, où environ 5 000 personnes ont été transférées dans des centres d'hébergement. Quelques heures plus tôt, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador avait déclaré qu'il ne voulait pas que son pays devienne "un camp de migrants". "Nous voulons que les problèmes soient traités à la source", a-t-il ajouté, appelant les États-Unis à investir dans le développement économique des pays d'Amérique centrale pour leurs habitants ne soient plus obligés de fuir la pauvreté.

À Ciudad Acuña, en revanche, le secrétaire du conseil municipal Felipe Basulto a assuré que les migrants en centres d'hébergement dans la ville ne seraient ni arrêtés ni expulsés, et qu'ils pouvaient se déplacer en ville "en toute confiance" en attendant que leur statut soit fixé.