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Ukraine : Washington, Paris, Berlin et Londres veulent "augmenter" le coût imposé à la Russie

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Par euronews  avec AFP, AP
Des personnes fuyant la ville d'Irpin, près de Kiev, sur un pont improvisé, le lundi 7 mars 2022.
Des personnes fuyant la ville d'Irpin, près de Kiev, sur un pont improvisé, le lundi 7 mars 2022.   -   Tous droits réservés  AP Photo/Efrem Lukatsky

Retrouvez, ci-dessous, le déroulé en temps réel que nous vous avions proposé de ce douzième jour de la guerre en Ukraine avec les témoignages de nos journalistes sur place, des photos, etc.

07.03.2022
19:18

Les infos à retenir ce lundi : 

  • Les Etats-Unis, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont "déterminés à continuer d'augmenter le coût" infligé à la Russie en réponse à l'invasion de l'Ukraine. Sur la question d'un éventuel embargo sur le gaz et le pétrole russes, le président états-unien, Joe Biden, "n'a pas pris de décision à ce stade" selon sa porte-parole.
  • De son côté, la Russie a fait savoir qu'un tel embargo aurait des "conséquences catastrophiques" pour le marché mondial. 
  • Les délégations ukrainienne et russe se sont retrouvées au Bélarus pour un troisième round de négociations. Un des emissaires de Kyiv a  fait état de quelques "petites avancées positives" sur les couloirs humanitaires, alors que l'un des négociateurs russes a indiqué que cette nouvelle session des pourparlers "pas à la hauteur des attentes" de Moscou.
  • Moscou avait annoncé ce lundi matin l'instauration de cessez-le-feu locaux et l'ouverture de couloirs pour permettre l'évacuation de civils de plusieurs villes d'Ukraine - dont Kiev et Kharkiv, la deuxième ville du pays, dans l'est - sous un feu nourri depuis plusieurs jours. Mais l'Ukraine a refusé d'évacuer les civils vers la Russie. Quatre des six couloirs proposés par Moscou allaient vers la Russie ou le Bélarus, pays allié de Moscou depuis lequel l'armée russe est aussi entrée en Ukraine le 24 février. 
  • L'Union européenne a lancé la procédure pour l'examen des demandes d'adhésion de l'Ukraine, de la Géorgie et de la Moldavie, déposées la semaine dernière.
  • Les Ukrainiens continuent aussi à prendre massivement la route de l'exil. La guerre a déjà poussé plus de 1,7 million de personnes à se réfugier dans les pays voisins, selon l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés.
  • Au moins 406 civils ont été tués et 801 blessés depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, selon le Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU, qui souligne cependant que ses bilans sont très inférieurs à la réalité, car ils n'incluent que des informations dûment confirmées. 
  • Les bombardements se poursuivent à Kharkiv. A Kiyv, la ligne de front se trouve à 20 km de la capitale.
  • A Irpin, dernière ville-verrou avant Kiev en venant de l'ouest, 10 000 personnes ont emprunté ces derniers jours une improbable planche de bois, à moitié enfoncée dans l'eau, pour fuir les bombardements. Le pont de béton, béant au-dessus de la rivière, a été détruit par les forces ukrainiennes. 
  • Marioupol est toujours sous le feu de l'armée russe. 
07.03.2022
21:15
Nous allons mettre un terme à notre couverture en direct de cette douzième journée de la guerre en Ukraine. Nous vous donnons rendez-vous demain matin.
07.03.2022
20:58
Noua avions également une autre journaliste à Przemyśl en Pologne. Voici le reportage de Monica Pinna à la frontière polono-ukrainienne : 
07.03.2022
20:55
Le reportage de notre envoyée spéciale Valérie Gauriat à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine :
07.03.2022
20:44

Ce 7 mars en images :

07.03.2022
20:16
Les Etats-Unis, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni veulent "augmenter" le coût imposé à la Russie.
Le président américain Joe Biden s'est s'entretenu ce lundi avec le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre britannique Boris Johnson. Les dirigeants ont ainsi réaffirmé "leur détermination à continuer d'augmenter le coût" infligée à la Russie pour son "invasion injustifiée de l'Ukraine", selon un communiqué publié  par la Maison Blanche après une vidéoconférence entre les quatre hommes. 

Le président américain Joe Biden "n'a pas pris de décision à ce stade" sur un éventuel embargo sur le gaz et le pétrole russes en réponse à l'invasion de l'Ukraine, a dit lundi sa porte-parole Jen Psaki.

Elle a indiqué que le sujet avait été abordé lundi lors d'une conversation du président américain avec les dirigeants allemand, français et britannique, en soulignant: "Nous avons des capacités et des possibilités différentes".

L'Allemagne en particulier s'oppose à tout embargo sur le gaz russe, dont elle est très dépendante, alors que les Etats-Unis importent peu de brut russe.

Dans la soirée, la Russie a mis en garde ce lundi contre des "conséquences catastrophiques" pour le marché mondial de la mise en place d'un embargo occidental sur le pétrole russe, discuté par Washington et l'Union européenne comme mesure de riposte à l'intervention militaire russe en Ukraine.

"Il est tout à fait évident que le refus d'acheter le pétrole russe va aboutir à des conséquences catastrophiques pour le marché mondial", a déclaré le vice-Premier ministre russe, chargé de l'Énergie, Alexandre Novak.

"La flambée des prix risque d'être imprévisible et d'atteindre plus de 300 dollars pour un baril, voire plus", a-t-il affirmé, cité par les agences de presse russes.

07.03.2022
19:38

Les pays occidentaux ont jusqu'ici livré des armes à l'Ukraine avec succès, mais ce soutien pourrait se compliquer dans les prochains jours, a averti lundi la vice-secrétaire d’État américaine Wendy Sherman.

"La communauté internationale a été très réactive et a trouvé des moyens d'acheminer le matériel" de guerre en Ukraine, "mais cela pourrait devenir difficile dans les prochains jours et nous devrons trouver d'autres voies", a estimé Wendy Sherman, sans donner davantage d'explications, devant la presse à Madrid.

07.03.2022
19:26
Le troisième round de négociations entre les délégations ukrainiennes et russes vient de se terminer. Mykhaïlo Podoliak, l'un des émissaires de Kyiv ,a indiqué sur Twitter que cette rencontre s'est achevée ce lundi avec quelques "petites avancées positives" sur les couloirs humanitaires.
A l'inverse, de son côté, la délégation russe a indiqué que cette nouvelle session des pourparlers avec Kyiv n'était "pas à la hauteur des attentes" de Moscou.
07.03.2022
18:42

Plus de 1,7 million de personnes ont fui l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe lancée le 24 février, selon les derniers décomptes de l'ONU ce lundi. 

Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR), recensait ce lundi exactement 1 735 068 réfugiés sur son site internet dédié. Pour le HCR, "cette crise de réfugiés est maintenant la la plus rapide en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale".

L'ONU s'attendent à ce que le flot s'intensifie, notamment en cas d'ouverture de corridors humanitaires qui doivent permettre en théorie aux civils encerclés dans des grandes villes de sortir.

Selon l'ONU, quatre millions de personnes pourraient vouloir quitter le pays pour échapper à la guerre.

Avant ce conflit, l'Ukraine était peuplée de plus de 37 millions de personnes dans les territoires contrôlés par Kyiv - qui n'incluent donc pas la Crimée annexée par la Russie ni les zones sous contrôle séparatiste.

La Pologne accueille de très loin le plus grand nombre de réfugiés depuis le début de l'invasion russe, avec 1 027 603, selon le décompte du HCR, soit 59,2% du total recensé. 142 300 nouvelles arrivées ont été répertoriées ce week-end.

Avant cette crise, la Pologne abritait déjà environ 1,5 million d'Ukrainiens venus, pour la plupart, travailler dans ce pays membre de l'Union européenne.

Le HCR a aussi précisé que 183 688 personnes (10,6% du total) avaient poursuivi leur route, une fois la frontière ukrainienne franchie, vers d'autres pays européens.

Enfin, concernant le nombre de personnes ayant trouvé refuge en Russie, il n'a pas été mis à jours depuis le 3 mars, lorsqu'il s'établissait à 53 300, soit  3,1% du nombre total.

07.03.2022
17:27

L'Union européenne a lancé ce lundi la procédure pour l'examen des demandes d'adhésion de l'Ukraine, de la Géorgie et de la Moldavie, a annoncé la présidence française du Conseil de l'UE.

Les trois pays ont déposé leur demande à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine. La Commission européenne va devoir exprimer un avis officiel et les 27 devront ensuite décider s'ils accordent le statut de candidat aux demandeurs, avant des négociations longues et complexes. 

Situation sur le terrain, au douzième jour de la guerre en Ukraine

A l'Est

Kharkiv, à 50 km de la frontière russe, était toujours lundi aux mains des troupes ukrainiennes malgré d'intenses bombardements, selon des observateurs occidentaux. La deuxième ville ukrainienne, frappée de plus en plus fort, est désormais encerclée, de mêmes sources.

Les forces russes mènent aussi une offensive à partir des territoires séparatistes prorusses de Donetsk et de Lougansk (est), mais l'ampleur de leur avancée restait inconnue.

Les combats ont été intenses autour et à l'intérieur de la ville de Sumy (nord-est), où le gouvernement ukrainien fait état d'un pilonnage russe.

Kiev et au Nord

Kiev reste sous contrôle ukrainien, malgré d'importants bombardements. Des observateurs occidentaux ont relevé la présence d'une colonne de centaines de véhicules russes au nord de la capitale, près de l'aéroport de Gostomel.

La ligne de front se trouve désormais à 20 km de Kiev, selon des sources françaises.

D'intenses affrontements ont eu lieu dans les environs de Gostomel, mais la colonne n'a que peu progressé ces derniers jours. Le maire de cette ville a été tué par les forces russes, ont indiqué les autorités locales.

L'Ukraine garde également le contrôle de Tcherniguiv, au nord de Kiev, dont le centre-ville a été pilonné ces derniers jours, tuant de nombreux civils.

L'armée russe semble avoir fait des progrès "minimes" sur le terrain durant le week-end, selon le ministre de la Défense britannique.

Au Sud

Les Russes assiègent la ville portuaire de Marioupol, qui résiste toujours. Des tentatives d'évacuation de quelque 200 000 civils ont échoué à plusieurs reprises. Les deux camps se rejettent mutuellement la responsabilité de ces échecs.

La prise de cette cité d'importance stratégique permettrait à la Russie d'effectuer la jonction entre ses forces en provenance de la Crimée annexée, qui ont déjà conquis les villes clés de Berdiansk et de Kherson et menacent désormais Mykolaïv, plus à l'ouest, et les troupes séparatistes et russes dans le Donbass (est).

Odessa, où se trouve le principal port d'Ukraine - sur la mer Noire -, encore aux mains des Ukrainiens, n'a pour l'instant pas été touchée. Mais le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé dimanche la Russie de se préparer à bombarder la ville.

A l'Ouest

L'ouest de l'Ukraine est pour l'instant largement épargné par les combats. Sa plus grande cité, Lviv, est devenue une plaque tournante pour les missions diplomatiques, les journalistes et les Ukrainiens cherchant à se mettre en sécurité ou à fuir dans un pays voisin.

Volodymyr Zelensky a affirmé dimanche que des frappes russes avaient détruit l'aéroport de la ville de Vinnytsia, à quelque 200 kilomètres au sud-ouest de Kiev, bien au-delà de l'avant-garde des forces d'invasion.

La Chine souligne son "amitié" avec la Russie, mais se dit prête à une "médiation" en Ukraine

L'amitié entre Pékin et Moscou est "solide comme un roc" a assuré ce lundi le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, alors qu'une vague de sanctions internationales s'intensifie contre la Russie après son invasion de l'Ukraine.

Attachée à son partenariat avec Moscou, la Chine s'est abstenue de condamner l'intervention russe en Ukraine, se refusant même à parler "d'invasion".

"L'amitié entre les deux peuples est solide comme un roc et les perspectives de coopération future sont immenses", a affirmé devant les journalistes M. Wang, lors de sa conférence de presse annuelle en marge de la session parlementaire.

Le ministre était interrogé sur la position de la Chine après la vague de sanctions internationales visant la Russie pour son invasion de l'Ukraine.

"La Chine et la Russie, toutes deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu, sont [...] les partenaires stratégiques les plus importants l'un pour l'autre", a ajouté M. Wang, estimant que Pékin et Moscou "contribuent" à la paix et la stabilité dans le monde.

Le chef de la diplomatie chinoise a par ailleurs indiqué que son pays était "disposé" à jouer un rôle dans la crise ukrainienne, notamment en participant "le moment venu" à une médiation internationale pour mettre fin à la guerre.