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L'espace aérien de la Finlande violé par un hélicoptère russe

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Par euronews  avec AFP
Archives : un hélicoptère Mi-17 de l'armée russe, patrouillant dans le Gouvernorat d'Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, le 24 décembre 2020
Archives : un hélicoptère Mi-17 de l'armée russe, patrouillant dans le Gouvernorat d'Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, le 24 décembre 2020   -   Tous droits réservés  DELIL SOULEIMAN / AFP

Un hélicoptère de l'armée russe a violé l'espace aérien de la Finlande ce mercredi matin, a annoncé le ministère finlandais de la Défense, au moment où Helsinki prépare une très probable candidature à l'Otan.

"Un appareil russe est soupçonné d'avoir violé l'espace aérien finlandais à la frontière orientale entre Kesälahti et Parikkala ce matin", ministère finnois de la Défense

"L'appareil était un hélicoptère Mi-17 et la profondeur de la violation présumée était de quatre à cinq kilomètres" lors de cet incident enregistré à 7h40 GMT, a précisé à l'AFP un porte-parole.

C'est la deuxième fois en un mois qu'Helsinki dénonce une incursion d'un appareil russe dans son espace aérien, selon le ministère, sur fond de tensions autour de la guerre en Ukraine.

Le 8 avril, un appareil de transport civil mais appartenant à l'armée russe était aussi brièvement entré dans l'espace aérien finlandais.

Les experts ont prévenu que des actes d'intimidation russes étaient à prévoir contre la Finlande et la Suède, alors que les deux pays envisagent de rejoindre l'Otan pour mieux se protéger de Moscou.

Quatre avions de combat russes avaient violé l'espace suédois début mars au niveau de l'île stratégique du Gotland en mer Baltique. Vendredi soir, un avion de reconnaissance russe a également franchi la frontière aérienne près d'une base navale dans le sud du pays.

Des actes hostiles difficiles à attribuer, comme des attaques informatiques, sont également jugés probables, selon les analystes, qui écartent toutefois l'hypothèse d'une confrontation militaire directe.

la Finlande souhaite une adhésion à l'Otan "la plus rapide possible"

La Finlande espère une ratification "la plus rapide possible" par les 30 membres de l'Otan, en cas de candidature seule ou avec la Suède pour rejoindre l'alliance atlantique, a affirmé mercredi sa Première ministre Sanna Marin.

Mais Helsinki mène aussi des discussions avec les principaux pays de l'alliance pour obtenir des garanties de protection durant la période d'adhésion qui peut durer plusieurs mois, a-t-elle ajouté, citant les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France.

"Si la Finlande et la Suède étaient candidates, la question clé est d'avoir un processus de ratification le plus court possible", a déclaré Mme Marin lors d'une conférence de presse des dirigeants nordiques à Copenhague.

"Ce serait la meilleure garantie de sécurité que nous pourrions avoir", a-t-elle plaidé.

"Mais bien sûr, nous discutons spécifiquement avec les plus grands pays membres de l'Otan, sur les garanties de sécurité et les problèmes de sécurité que nous pourrions avoir" durant la période intérimaire, a affirmé la dirigeante sociale-démocrate.

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Helsinki et Stockholm se rapprochent d'une candidature, possiblement commune, pour mieux se protéger de leur voisin russe.

Une unanimité se dessine pour accueillir la Finlande et la Suède dans les rangs de l'Otan, selon l'alliance militaire, mais le processus de ratification implique un feu vert des Parlements des 30 pays.

Seuls les membres de l'Otan bénéficient formellement de la protection de l'article 5, le parapluie de sécurité de l'alliance militaire lancée par les Etats-Unis au début de la Guerre froide avec l'Union soviétique.

Le président finlandais Sauli Niinistö doit rendre publique le 12 mai sa position personnelle concernant une candidature de la Finlande à l'Otan, mais un fort soutien de l'opinion et des députés au Parlement sont déjà acquis.

Selon des médias finlandais, la décision du gouvernement pourrait intervenir dans les prochains jours.