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Vol d'une œuvre de Banksy au Bataclan : le procès de huit hommes s'est ouvert à Paris

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Par euronews  avec AFP
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L'œuvre d'art volée peinte par Banksy dévoilée par les autorités italiennes à L'Aquila, le 11 juin 2020 .
L'œuvre d'art volée peinte par Banksy dévoilée par les autorités italiennes à L'Aquila, le 11 juin 2020 .   -   Tous droits réservés  Andrea Rosa/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved

Le procès de 8 hommes, Sept Français et un Italien, s'est ouvert à Paris pour le vol d'une œuvre de Banksy.

Elle avait été peinte en 2018 sur une porte du Bataclan en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre, dans le passage Saint-Pierre Amelot, dans le XIe arrondissement de Paris. C'est par cette ruelle que de nombreuses personnes avaient fui le Bataclan lors de l'attaque jihadiste en 2015. Quatre-vingt-dix personnes y ont été tuées.

La porte métallique noire avait été dérobée en janvier 2019, avant d'être retrouvée en juin 2020 en Italie. L'enquête a permis de retracer le parcours de la porte : l'Isère, le Var, Tortoreto en Italie puis, enfin, une ferme de Sant'Omero, à une quinzaine de kilomètres de là. 

Les prévenus, âgés de 31 à 58 ans, ont décliné leur identité en début d'après-midi avant de s'asseoir. Seul l'un d'eux se trouve dans le box, les autres comparaissant libres sous contrôle judiciaire. Parmi eux, trois trentenaires de l'Isère, Kevin Gadouche, Franck Grillet-Aubert et Danis Gerizier, ont reconnu pendant l'instruction avoir participé au vol dans la nuit du 25 au 26 janvier 2019.

Peu après 4h00 du matin, en moins de 10 minutes, trois hommes masqués étaient sortis d'un fourgon blanc, forçant la porte au pied de biche puis découpant les gonds avec des disqueuses alimentées par un groupe électrogène.

Un autre prévenu, Mehdi Meftah, est soupçonné d'en avoir été le commanditaire. Cet homme de 41 ans, qui dit avoir gagné 7,5 millions d'euros au loto, a créé la marque de T-shirt de luxe "BL1.D", dont la signature est un véritable lingot d'or 18 carats cousu sur l'encolure. S'il a reconnu être amateur de street-art, il a contesté avoir ordonné le vol, assurant avoir été mis "devant le fait accompli" avant de décider "d'éloigner le problème" vers l'Italie.

Les quatre derniers prévenus sont soupçonnés d'avoir transporté l'œuvre à différentes étapes.